| Le Saviez
Vous ?
Extrait du fascicule 133 |
| LE LIVRE D'URANTIA |
P.1468 - §4 Un incident très intéressant se produisit un après-midi au bord de la route alors qu'ils approchaient de Tarente. Ils virent un jeune garçon grossier et brutal attaquer un garçon plus petit. Jésus se hâta d'aider la jeune victime et, quand il l'eut tiré de ce mauvais pas, il maintint étroitement l'agresseur jusqu'à ce que le petit garçon se fût échappé. Dès que Jésus eut lâché le jeune brutal, Ganid fonça sur lui et se mit à lui infliger une bonne correction. Au grand étonnement de Ganid, Jésus intervint promptement. Il refréna Ganid et permit au garçon effrayé de s'enfuir. Aussitôt qu'il eut repris son souffle, Ganid s'écria avec agitation: " Maitre, je n'arrive pas à te comprendre. Si la miséricorde demande que tu sauves le petit garçon, la justice n'exige-t-elle pas que l'agresseur plus fort soit puni? " Au cours de sa réponse, Jésus dit:
P.1469 - §1 " Ganid, il est bien vrai que tu ne comprends pas.
Le ministère de la miséricorde est toujours une affaire individuelle,
tandis que la justice et ses châtiments sont la fonction de groupes
administratifs de la société, du gouvernement ou de l'univers.
En tant qu'individu, je suis tenu de montrer de la miséricorde;
il fallait que j'aille au secours du garçon attaqué, et,
en toute logique, j'ai le droit d'employer la force suffisante pour paralyser
l'agresseur. C'est précisément ce que j'ai fait. J'ai délivré
le garçon attaqué, et là se terminait le ministère
de miséricorde. Ensuite, j'ai maintenu, par la force, l'agresseur
assez longtemps pour permettre à sa victime plus faible de s'enfuir,
après quoi je me suis retiré de l'affaire. Je ne me suis
pas mis en à juger l'attaquant en évaluant ses mobiles —
à apprécier tous les éléments que comportait
son attaque — puis à infliger la punition que mon mental aurait
pu dicter pour la juste rétribution de son méfait. Ganid,
la miséricorde peut être prodigue, mais la justice est précise.
Rends-toi compte qu'il y a peu de chances de voir deux personnes se mettre
d'accord sur la sanction susceptible de satisfaire les exigences de la
justice. L'une voudra imposer quarante coups de fouet, une autre vingt,
tandis qu'une troisième recommandera la réclusion comme juste
punition. Ne peux-tu voir que, sur cette terre, il vaut mieux que de telles
responsabilités retombent sur la collectivité ou qu'elles
soient administrées par des représentants choisis de cette
collectivité? Dans l'univers, le droit de juger appartient à
ceux qui connaissent pleinement les antécédents de tous les
méfaits aussi bien que leurs motifs. Dans une société
civilisée et dans un univers organisé, l'administration de
la justice présuppose le prononcé d'une juste sentence après
un jugement équitable, et ces prérogatives sont dévolues
aux corps judiciaires des mondes et aux administrateurs omniscients des
univers supérieurs de toute la création."
http://www.urantia.org/france/Le_LU/Le_LU_index.htm
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