Notes biographiques

Olivier Letardif 1601?-1665


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Guillaume Letardif 1655-1730?

Voir "L'Ancêtre", décembre 1978.

L'histoire n'a pas beaucoup parlé de Guillaume Tardif, fils d'Olivier. Et cependant Guillaume a eu cette distinction d'avoir été le seul fils d'Olivier à avoir eu une descendance mâle, assurant ainsi la descendance de son père et la perpétuation du patronyme Tardif.

Guillaume naquit le 22 octobre 1655 et fut baptisé trois mois plus tard à l'église Notre-Dame de Québec. Son acte de baptême se lit comme suit:

"L'an de grâce 1656, le 30 janvier, les cérémonies furent suppléées par le r.p. Paul Ragueneau à Guillaume Le Tardif nay le 22 octobre fils du sr Olivier le Tardif et Barbe Asmard et pour lors, ondoyé, les parrains des cérémonies furent Guillaume Thibaut et Jeanne Abraham femme du sr Cochon, les dites cérémonies suppléées au logis du sr le Tardif".

A cause de la maladie de son père, Guillaume passera sous la tutelle de son oncle Zacharie Cloutier en 1662. Au recensement de 1666, il est inscrit comme pensionnaire chez son beau-frère Jacques Cochon. L'année suivante nous le retrouvons chez Jean Cochon, père, en qualité de domestique. Donc une enfance et une adolescence pénibles, malgré la notoriété dont avait joui son père.

Guillaume épouse, en premières noces, en 1679, Louise Dubois-Morel, fille de Pierre Dubois-Morel et de Françoise Meusnier, habitants de la côte St-Ignace à Sillery. De cette union naîtront trois enfants, dont François considéré comme l'ancêtre des Tardif de Québec et de L'Ancienne-Lorette.

Guillaume épouse, en deuxièmes noces, le 28 avril 1687, à L'Ange-Gardien, Marguerite Gaudin, fille de Charles Gaudin et de Marie Boucher. Neuf enfants, six filles et trois garçons, naquirent de cette union. Charles, l'ainé, fut baptisé le 4 juin 1688. Il est considéré comme l'ancêtre des Tardif de Kamouraska et du bas du fleuve. Pierre, le sixième enfant, baptisé le 12 octobre 1698, est considéré comme l'ancêtre des Tardif de Lévis, de la Beauce et de Frontenac.

Après son premier mariage, Guillaume vécut quelques années à Sillery. Après son deuxième mariage, il acquit une propriété à Château-Richer, puis à l'Ange-Gardien où s'écouleront les dernières années de sa vie. Guillaume est mort en 1730. Mais on n'a pas encore retrouvé l'acte d'inhumation. Il est donc presqu'impossible de déterminer la date de sa mort (qui peut se situer entre 1705 et 1730) et le lieu de sa sépulture.


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Charles Tardif (1688-1740)

Charles Tardif naquit le 4 juin 1688 et fut baptisé le 4 juin de la même année. Voici d'ailleurs son acte de baptême:

"Le quatrième jour de juin de la présente année par moi soussigné: Charles A. Martin prestre chanoine de la cathédrale faisant les fonctions curiales en cette paroisse a esté baptisé Charles Letardif, fils de Guillaume Letardif et Marie Godin sa femme, né le même jour. Les parrain et maraine ont esté Charles Godin fils de Charles Godin et Louyse Mathieu fille de Jean Mathieu tous habitans de cette mesme paroisse qui ont déclaré ne scavoir signer de ce interpellé suivant l'ordonnance".

(signé) Charles Amador Martin

Charles avait 28 ans lorsqu'il épousa Geneviève Roy à L'Ange-Gardien. Geneviève était née le 23 novembre 1697 à Kamouraska et baptisée le 7 décembre 1697 à Rivière-Ouelle. L'acte de mariage de Geneviève Leroy et de Charles Tardif se lit comme suit:

"Le dix septième de février mil sept cent seize après la publication de un ban de mariage entre Charles Tardif, fils de Guillaume Tardif et de Marguerite Godin ses père et mère habitans de cette paroisse de L'Ange-Gardien d'une part et Geneviève Leroy, fille de Pierre Leroy et Marie-Anne Martin ses père et mère habitans de Camouraska paroisse de St-Louis d'autre part, ne s'estant trouvé aucun empeschement légitime audit mariage je soussigné curé de cette paroisse de L'Ange-Gardien ay recy leur consentenment par parolles ce présent et leur ay donné la bénédiction nuptiale selon la forme de nostre mère Ste-Eglise en présence de François Tardif frère de l'époux, Sieur Antoine Lépine, maistre d'hôtel François Chamberlant et autres parens ou amis dont quelques uns ont signés les autres avec l'époux et l'épouse ont déclarés ne le scavoir de ce enquis suivant l'ordonnance".

A une date indéterminée, après la naissance de son premier enfant baptisé à Charlesbourg en 1716, Charles émigra à Kamouraska avec sa femme où ils s'établirent définitement. Nous savons toutefois qu'il était probablement à Kamouraska en 1721 puisqu'il y achèta une terre le 21 juin 1721, et qu'il y était installé en 1723 car il est recensé dans l'Aveu et Dénombrement du 8 mai 1723 (2) avec les 37 autres chefs de famille de la paroisse.

De son union avec Geneviève Roy naquirent 12 enfants. Charles eut la vie régulière d'un cultivateur du temps. Il sera présent aux différents actes religieux qui ponctueront la vie de ses enfants. Malheureusement, son dernier enfant, Etienne, n'avait qu'un an lorsqu'il mourut le 6 avril 1740 après avoir reçu les derniers sacrements. Il fut inhumé dans le vieux cimetière de St-Louis. Témoin: Monsieur Louis-Joseph Morel de la Durantaye.

Sur Charles Tardif, il est intéressant de consulter les deux articles que Henri-Pierre Tardif a fait paraître dans "L'Ancêtre", vol. 13, no 1 et 2, de l'année 1986.


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Étienne Tardif (1739-1811)

Né le 20 janvier 1739, il était le cadet d'une famille de 12 enfants. Le 16 janvier 1758, âgé de 19 ans, il épousa Rosalie Ayotte fille de Guillaume Hayot lequel devint le troisième mari de Geneviève Roy-Desjardins la mère d'Etienne. Etienne et Rosalie (appelée Thérèse lors du deuxième mariage d'Etienne) eurent deux filles qui moururent en bas âge. Rosalie fut elle-même mise au tombeau le 17 mai 1763. Le 6 mai 1764, Etienne se remaria à Marie-Catherine Nadeau fille d'Alexis Nadeau et de Marie-Claire (Clarisse) Albert. Le couple eut 18 enfants.
Mentionnons qu'Etienne fut marguiller à Kamouraska en 1775.
Etienne mourut le 28 février 1811, âgé de 72 ans. Il fut inhumé le 2 mars 1811 dans la grande allée de l'église de Kamouraska. Son épouse, Marie-Catherine Nadeau l'y rejoindra le 29 décembre 1829. Il est à noter qu'Etienne a dû acquérir une certaine notoriété au sein de sa communauté, puisque l'honneur d'être inhumé dans l'église n'était conféré en général qu'aux personnages importants, évêques, curés, seigneurs, maires, etc.


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Bénonie Tardif (1774-1848)

Dans certains documents, on trouve au lieu de Bénonie, Béloni ou même Bélone.

Jean Bénonie est né le 26 septembre 1774 à St-Louis de Kamouraska. Il était le huitième enfant d'Etienne et de Marie-Catherine Nadeau. Agé de 25 ans, il épousa, le 26 août 1798, Marie-Anastasie Levasseur, fille de Joseph Levasseur et de Marie-Josephte Ouellet. De cette union naîtront 17 enfants.
Bénonie est décédé subitement le 18 octobre 1848 à l'âge de 73 ans. Il fut inhumé au cimetière de St-Louis le 21 octobre 1848. Furent témoins deux de ses garçons, Théophile et Elie.


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Élie Tardif (1806-1880)

Elie Tardif naquit le 10 février 1806 à Saint-Louis de Kamouraska. Il était le sixième enfant d'une famille de seize. Il était le fils de Bénonie et d'Anastasie Levasseur. Son acte de baptême est daté du 11 février:

Le onze février de l'an mil huit cent six, par nous soussigné, curé de Saint-Louis de Kamouraska, a été baptisé Elie Tardif, né d'hyer, fils légitime de Bénonie Tardif cultivateur de cette paroisse et d'Anastasie Levasseur ses père et mère. Le parrain a été Anselme Levasseur et la marraine Marie Euphrosine Tardif, qui ont déclaré ne scavoir signer".

Le 22 octobre 1833 il épousa Hildegarde Morneau, fille d'Antoine Morneau et de Marthe Bouchard, à Saint-Louis de Kamouraska en présence de Bénonie Tardif son père, Théophile Tardif son frère, d'Antoine Morneau père de l'épouse, de Joseph Dionne son ami et de plusieurs autres parents et amis qui ainsi que les époux ont déclaré ne scavoir signer! Après quinze ans de mariage, Hildegarde Morneau meurt le 12 février 1848, après avoir mis au monde 10 enfants.

Le 23 janvier 1849 Elie se remaria à Saint-André de Kamouraska avec Emilienne Deschênes née en février 1830, fille de François Deschênes et de Céleste Roy dit Lauzier dit Langelier." (Texte tiré d'un article de H.P. Tardif, publié dans l'Ancêtre, vol 10, no 7.)

Emilienne était institutrice et pendant les derniers mois de la vie d'Hildegarde elle demeura chez les Tardif pour aider aux soins du ménage. Emilienne n'avait pas encore 19 ans à son mariage; Elie en avait 43. De ce mariage naquirent 16 enfants (dont un couple de jumeaux morts à la naissance); seize enfants qui vinrent s'ajouter aux dix de la première famille.

Elie Tardif mourut le 2 décembre 1880 à l'âge de 73 ans et 10 mois. Il fut inhumé le 6 décembre à Sainte-Hélène de Kamouraska. Son épouse qui lui survivra est morte le 25 avril 1923 à l'hospice de Lévis à l'âge de 93 ans et 11 mois.


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Léopold Tardif (1845-1928

Léopold Tardif est né à St-Louis de Kamouraska le 6 janvier 1845. Il était le neuvième des dix enfants d'Elie Tardif et de Hildegarde Morneau. Il n'avait que 3 ans lorsque sa mère mourut. Son père s'étant remarié en 1849, Léopold reçut sa première éducation de sa belle-mère Emilienne Deschênes, une institutrice de profession, qui fut capable de donner à ses enfants ce qu'il leur fallait pour se lancer seuls dans la vie.

A Saint-Louis de Kamouraska, la maison n'était pas spacieuse et les enfants étaient nombreux. La terre comportait beaucoup plus de pierrailles qu'autre chose. Ce fut donc une nécessité pour les enfants de quitter le toit paternel assez tôt. En 1864, on retrouve, à Hébertville du Lac-St-Jean, Israël, un frère de Léopold de 4 ans son ainé. Il se peut que Léopold soit arrivé au Lac St-Jean en même temps que son frère.

Le 2 février 1869, Léopold épousa Sara Jamme l'ainée des filles d'Ambroise Jamme et de Marie-Zoé Boivin (tous deux étant décédés à cette date) en l'église de Notre-Dame de Roberval. Après son mariage, le couple a dû s'établir à Chambord dont il devint l'un des premiers colonisateurs. C'est à Chambord que Léopold éleva tous ses enfants et les y maria presque tous.

Léopold mourut le 4 août 1928 à Chambord où il serait inhumé quoique je n'aie pu retrouver la pierre tombale dans le cimetière de la paroisse.

Léopold et Sara Jamme eurent 11 enfants.


Mardi 09 septembre 2003

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Méridé Tardif (1881-1961)

Méridé est né le 26 février 1881, à Chambord, Lac St-Jean. Il était le sixième d'une famille de onze enfants. Mon père est le seul parmi mes ancêtres en ligne directe à n'avoir pas été cultivateur. Certes il a passé son enfance sur la ferme paternelle et dut aider aux travaux. Vers l'âge de 14 ans, donc en 1895, il se rendit chez son oncle Israël Tardif à Hébertville pour l'aider au travail de la ferme.

Deux ans plus tard, voyant qu'il ne ferait pas d'argent à cet endroit, il part pour les Etats-Unis. Il avait 16 ans. Où s'est-il rendu aux Etats-Unis? Qu'y a-t-il fait? A-t-il travaillé dans les usines, fut-il bucheron? Nous ne le savons pas. Et mon père parlait très peu de lui-même, de son enfance et de son adolescence. Quoiqu'il en soit, il se retrouve à Chicoutimi au début de l'année 1913. Il s'y maria le 6 octobre de la même année à une jeune fille de 18 ans, Odélie Vaillancourt, fille de Philibert et d'Alphéda Boudreault.

L'histoire des premières années de son mariage demeurent obscures. Il est certain qu'il a travaillé au moulin de pulpe de Chicoutimi. Je me souviens qu'un peu avant la fermeture des usines en 1929 j'allais au moulin chercher le chèque de mon père, qui travaillait de soir ou de nuit, afin que ma mère puisse le changer et avoir un peu d'argent pour les besoins de la famille. Mais en 1929, quand la grande crise survient, la pulperie ferme. Elle n'ouvrira que dans les années 1980 sous forme de musée.

Comme tout le monde, mon père est désemparé, et comme tout le monde il doit subir la crise. Il doit subvenir aux besoins d'une famille nombreuse (J'ai eu dix soeurs et cinq frères). En 1937, une maladie grave le cloue au lit pour quelque temps. C'est le "Secours direct" qui vient à notre secours. Parfaitement rétabli, il peut entrer aux usines d'aluminium d'Arvida où il travaillera pendant quelques années jusqu'à sa retraite en 1946. Il avait 65 ans. Pendant quelques années il travaillera encore sur la construction: ponts, maisons, etc. Vers l'âge de 75 ans, il cessera toute activité rémunératrice. Ses dernières années se sont écoulées tranquillement dans sa maison de la rue Taché à Chicoutimi Bassin, en compagnie de son épouse et de la dernière de mes soeurs, Candide. Il s'éteingnit le 11 novembre 1961 à l'hôpital de Chicoutimi après six semaines de maladie. Il avait 80 ans et 9 mois.


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Jacques Tardif (1923)

Je suis l'un des chaînons de cette longue lignée d'ancêtres. Je suis de la neuvième génération. La descendance est assurée par quelques uns de mes frères. J'ai déjà des arrière-petits-neuveux et nièces.


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