Les Pionniers

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(Les textes suivants sont extraits de deux volumes: le dictionnaire généalogique "Les Tardif d'Amérique du Nord" par Henri P., Jean-François et Jacques Tardif, et "Généalogie des familles Tardif en Amérique" par Henri P. Tardif)


Olivier Letardif (1603-1665)

Olivier Letardif est sans contredit l'ancêtre de la grande majorité des Tardif en Amérique. De nombreuses et courtes biographies ont été publiées à son sujet, la plupart inspirées des publications de Mgr Gosselin et de A. Ducharme. Voici un autre court résumé de la vie d'Olivier Letardif, basé sur des recherches antérieures et récentes.

Olivier Letardif, fils de Jehan Letardif et de Clémence Houart, naquit à Etables, évêché de Saint-Brieuc en Bretagne, aujourd'hui Etables-sur-Mer. Il arrive à Québec en 1618 probablement sur un navire de la Compagnie des Marchands, parti de Honfleur le 24 mai. En 1621, il fait partie des notables de Québec avec qui il signe un document qui sera remis au roi Louis XIII concernant les conditions de vie en Nouvelle-France. Il passe quelques hivers à Québec et Champlain le dit interprète des langues indiennes et sous-commis au magasin de Québec. Le 20 août 1629 Champlain lui demande de remettre les clefs du magasin de Québec à Louis Kirke après la prise de la ville. Ramené en Angleterre avec Champlain par les frères Kirke, il repasse ensuite en France où il s'établit à Honfleur.

En arrivant en Angleterre, Champlain ainsi que les Kirke apprirent que la paix avait été signée le 24 avril 1629 et que la prise de Québec qui eut lieu après cette date n'était sûrement pas valide. Champlain, qui avait cédé la colonie le 20 juillet, fait donc des démarches ainsi que Letardif pour se faire remettre la colonie et tout ce qui avait été pris au magasin de Québec. Eventuellement le traité de St-Germain-en-Laye remettait le Canada à la France. Olivier est de retour à Québec dès 1631. Il est très actif car on voit son nom déjà sur quantité d'actes civils et religieux. En 1633 il est à Rouen où il donne une procuration au sieur Jean Rozée afin que ce dernier retire ses gages en son nom. En 1634 il est qualifié de premier commis de la Compagnie des Cent-Associés dans un acte de partage de biens entre Guillaume Couillard, Hélène Desportes et Guillemette Hébert. En 1635 il assiste l'arpenteur Jean Bourdon dans une concession de terre à Abraham Martin. Le 17 novembre 1635 il signe comme témoin au testament de Champlain. Il travaille de près avec toutes les classes de la population. Il adopte trois enfants indiens et paie pour leur logement et leur éducation.

Le 23 mars 1637, le gouverneur de Montmagny concède par indivis à Olivier Letardif et à Jean Nicolet 160 arpents de terre en bois, dite terre de Belleborne qui deviendra plus tard la Châtellenie de Coulonge qui sera la résidence des lieutenants gouverneurs de la province de Québec jusqu'en 1961.

En 1637 il épouse Louise Couillard, petite-fille de Louis Hébert; elle n'avait que douze ans et demi. Elle aura un fils quatre ans plus tard et mourra dans la même année. Son fils la suivra dans la tombe quelques années plus tard. Ce fils Pierre avait comme parrain nul autre que le gouverneur, monsieur Charles Huault de Montmagny.

On le voit ensuite assister à la prise de possession de l'Ile d'Orléans par le sieur Derré de Gand pour la Compagnie des Marchands, rendre témoignage dans l'enquête sur la mort par noyade de Pierre de la Porte, agir comme marguillier de Notre-Dame-de-Québec et signer comme témoin des douzaines d'actes de baptème, mariage, sépulture ainsi que des actes notariés. Il est en contact constant avec les Jésuites qui le mentionnent à plusieurs reprises dans leurs Relations.

En 1641 il devient commis général de la Compagnie des Cent-Associés et prend charge du navire le "Notre-Dame" appartenant à la compagnie; ses fonctions l'obligent à faire plusieurs voyages en France où il passe plusieurs hivers. Par exemple en 1643 il engage cinq hommes à La Rochelle pour Guillaume Couillard; en 1645 il est parrain d'Olivier Michel à La Rochelle; il assiste au mariage de Zacharie Cloutier en 1648 également à La Rochelle et à la fin de mai 1648, il s'y marie lui-même en secondes noces avec Barbe Aymard également veuve et mère d'Olivier Michel.

En 1646, Olivier avait été nommé procureur général de la Compagnie de Beaupré et co-seigneur de la côte de Beaupré pour la somme de 1500 livres. A ce titre il devait concéder des terres aux futurs colons, régulariser les concessions accordées verbalement antérieurement, faire valoir les terres de la seigneurie et éventuellement, en tant que juge prévost ou bailli de la seigneurie, régler les mésententes survenues entre les habitants.

A son retour de France en 1648, marié et avec deux enfants, le sien Pierre et celui de sa femme, Olivier Michel, il s'installe sur la côte de Beaupré, au Cap Tourmente où il possède une maison et éventuellement à Château-Richer. Il s'applique à développer cette partie de sa seignerie et de 1650 à 1651 il y attire une trentaine de concessionnaires dont plusieurs sont les souches des grandes familles canadiennes comme les Racine, Gravel, Bélanger, Boucher, Gagnon, Drouin, Giguère, etc. Mentionnons qu'en 1655 il vend une rente au sieur Jean Rozée et à cet acte est ajouté un billet explicatif apparemment fait de la main même d'Olivier Letardif. A part ses nombreuses signatures, ce billet serait le seul exemple que nous ayions de son écriture.

En 1656, se sentant probablement atteint de maladie, il donne une procuration à son épouse Barbe Aymard pour régir et administrer tous ses biens. Malheureusement celle-ci meurt trois ans plus tard, laissant quatre enfants d'âge mineur. Mais Olivier se rétablit partiellement car il est encore actif sur sa seigneurie; il fait de nombreuses concessions, il passe un grand nombre de contrats. Il est confirmé par Mgr de Laval en 1660. Il fait même un voyage en France où il signe un acte de concession en 1661 et s'occupe des familles de la Côté de Beaupré ruinées par les incursions des Iroquois.

Mais sa maladie progresse et en 1662 ne pouvant plus s'occuper de ses biens il vend sa terre et habitation de Château-Richer ainsi que ses droits seigneuriaux à Charles Aubert de la Chesnaye. On lui nomme un curateur pour administrer ses biens en la personne de François Bélanger; on nomme comme tuteur de ses enfants Zacharie Cloutier son beau-frère (son épouse Madeleine étant la soeur de Barbe Aymard). Il décède à Château-Richer et y est inhumé le 28 janvier 1665 après avoir joué un rôle de premier plan dans la colonisation et l'administration de la Nouvelle-France.

Sa fille Barbe-Delphine maria Jacques Cauchon le 23 novembre 1661 à Château-Richer et ils eurent de nombreux enfants. Son fils Guillaume est le seul qui continue la lignée Tardif. Après quelques années passées à Sillery, il s'installa définitivement à l'Ange-Gardien. Trois de ses fils, sur une famille d'environ dix enfants, eurent une descendance nombreuse et sont à la tête des trois branches principales de la famille Tardif:

Leurs nombreux descendants se retrouvent partout, principalement au Québec et en Nouvelle-Angleterre et, en moins grand nombre, dans les grandes villes du Canada et des Etats-Unis.


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Jacques Tardif 1645-1724

Jacques Tardif est né le 22 mars 1645 à Saint-Candé-le-Vieil, archevêché de Rouen, en France. Il est le fils de Pierre Tardif et de Barbe Bourguignon. Son nom est inscrit aux recensements de 1666 et 1667 et il réside à l'Ile d'Orléans où il travaille. Le 6 octobre 1669 en l'église Notre-Dame de Québec il prend pour épouse Barbe d'Orange, fille de Pantaléon et de Jeanne Nepveu, originaires de Saint-Saturnin, évêché de Chartres, dans l'Orléanais. Elle était probablement née en 1637 puisque l'on précise qu'elle est âgée de 44 ans lors du recensement de 1681. Elle décède le 14 septembre et est inhumée le lendemain le 15 septembre 1717 à Beauport à l'âge de 79 ans. Jacques Tardif décède et est inhumé le 3 novembre 1724 à Beauport, âgé lui aussi de 79 ans.

On a pu retrouver quelques actes notariés à son nom qui indiquent les transactions qu'il a faites au cours de sa vie. Par exemple, il passe son contrat de mariage le 28 septembre 1669 devant le notaire Romain Becquet. Le 2 juin 1667 il avait reçu un concession de Mgr de Laval, à St-Jean de l'Ile d'Orléans. Le 22 septembre 1668 Joseph Lemarié lui transporte une concession de vingt arpents de terrain et il reçoit une concession de Letardif en échange. Quelques mois plus tard, le 10 décembre 1668, il reçoit de Joseph Giffard, Seigneur de Beauport, une concession de deux arpents de terre de front en la seigneurie du dit Beauport, à titre de cens et rentes seigneuriaux de 50 sols. Mais la même journée il vend à Michel Lecourt une terre de quarante arpents avec circonstances et dépendances dans le bourg de Fargy. Quelques mois plus tard, le 22 juillet 1669, un jugement à lieu entre Damoiselle Marie Regnouard, veuve de Robert Giffard, sieur de Beauport, et de nombreux habitants du village de Fargy, dont Jacques Tardif, concernant la division des terres, l'emplacement des clôtures, etc. Le document complet à propos de cette affaire est donné dans les Jugements et délibérations du Conseil Souverain, vol. 1, pp 563-565. Finalement, en 1681, il est établi à Beauport et possède 17 arpents de terre en valeur.

Notons pour terminer qu'il est généralement connu sous le nom de Tardif, quoique que dans deux actes on l'appelle Letardif. Mais il signe Tardif. A la cinquième génération ce nom s'est changé en Tardy. On constate aussi que les premières générations s'établissent dans le village de Beauport mais à la cinquième génération la descendance se retrouve de façon définitive à Rivière-des-Prairies, dans la région de Montréal.


Jean Tardif 1707-1740

Jean Tardif est à l'origine d'une autre famille de Tardif au Canada. Il est originaire de Saint-Nicolas de La Rochelle en Aunis (Charente-Inférieure). On se rappellera que c'est à la Rochelle que se sont faits de nombreux armements et engagements pour la communauté des habitants de Québec et pour la Compagnie de la Nouvelle-France. Et c'est probablement La Rochelle, eu égard à sa population, qui a envoyé le plus fort contingent de colons, environ 600, en Nouvelle-France.

Jean Tardif naquit le 13 septembre 1707, à Saint-Nicolas de La Rochelle du mariage de René Tardif et de Marie Pichon. Il est confirmé à l'âge de 15 ans en 1724 au même endroit. Probablement le seul enfant survivant de ce mariage, il arrive en Nouvelle-France vers 1733 à l'âge de 25 ans environ mais nous ignorons la date exacte de son arrivée. Il immigre sans contrat d'engagement mais on le dit charpentier de navires et navigateur.

Le 29 août 1735, à l'âge de 27 ans, il épouse Marie-Madeleine Palin en l'église Notre-Dame de Québec. Cette dernière était veuve de Jean-Baptiste Rivet décédé le 25 avril 1733. Leur contrat de mariage avait été passé la veille, le 28 août 1735, devant le notaire royal Jacques Pinguet. Dans ce contrat on peut noter que les futurs époux seront "uns et communs en tous biens meubles et conquets immeubles qu'ils auront ou feront pendant le dit futur mariage" et que le futur époux "a doué et doue la future épouse du douaire coutumier ou de la somme de six cents livres de douaire préfix au choix de la future épouse". Les dits futurs époux ont déclaré ne savoir écrire ni signer.

De son mariage, Jean Tardif eut deux enfants:

Malheureusement, Jean Tardif mourut après cinq ans de mariage à peine, probablement vers 1740, à l'âge de 33 ans environ. Il laisse donc une jeune veuve avec deux enfants âgés approximativement de deux et quatre ans.

Après quelque temps de veuvage, Marie-Madeleine Palin, âgée de trente ans, épouse Sébastien Nolet, le 6 octobre 1742, en l'église Notre-Dame de Québec. Ce dernier prend à charge les deux enfants de son épouse, car ils vivent tous sous le même toit au recensement de 1744. Malheureusement, Marie-Madeleine Palin décède le 13 avril 1746 à l'âge de 34 ans seulement. Qu'advient-il des deux enfants Tardif? On croit qu'ils furent pris à charge par un membre de la famille Palin. Chose certaine, Jean-Baptiste Tardif a été navigateur et s'est marié deux fois.


Jean-Baptiste Tardif

L'origine exacte de cette branche des familles Tardif est inconnue. Lors du mariage de Jean-Baptiste Tardy avec Léocadie Marin à Rimouski, le 20 août 1833, le curé de la paroisse de Saint-Germain de Rimouski, dans son registre de l'état civil, ne mentionne pas le nom des parents de l'époux, tel que requis. Cela est significatif bien souvent d'une situation particulière que l'on ne tient pas à révéler. Voici l'acte de mariage dans son entier:

"Le vingt août 1833, après la publication de trois bans de mariage faite aux prônes de nos messes paroissiales pendant trois dimanches consécutifs, entre Jean-Baptiste Tardy, majeur, domicilié en la paroisse de Ste-Cécile d'une part, et Léocadie Marin, fille majeure de Bernard Marin, cultivateur, et de feue Modeste Duplessis ses père et mère de la paroisse de Ste-Cécile d'autre part, le consentement des parents obtenu et ne s'étant découvert aucun empêchement au dit mariage, nous, soussigné prêtre-curé de Rimouski, avons reçu leur mutuel consentement selon la forme prescrite par notre mère la Sainte Eglise catholique et ce, en présence de Jean-Charles Pelletier, d'Hyacinthe Côté amis de l'époux et de Pierre Michaud cousin de l'épouse, lesquels avec les conjoints, ont tous déclaré ne savoir signer."

Michel Ringuet, ptre.

Il est spécifié dans cet acte de mariage que le consentement des parents a été obtenu. Cependant non seulement les parents de Jean-Baptiste ne sont pas mentionnés mais il n'y a aucun Tardif de sa famille comme témoin.

Nous savons que ce couple a eu au moins sept enfants:

On peut s'étonner qu'aucun Tardif ou Tardy n'ait été parrain ou marraine des enfants de Jean-Baptiste Tardy.

Pour essayer d'y voir plus clair, nous avons scruté les actes de mariage des enfants de Jean-Baptiste et quelques actes notariés que ce dernier a passés dans l'espoir de trouver quelques indications sur sa famille Tardif. Résultat de cette étude:

Aucun Tardif autre que Jean-Baptiste lui-même ne fut témoin officiel à l'un ou l'autre de ces mariages. Jean-Baptiste lui-même n'est témoin que deux fois en 1870 et en 1878. Où était-il au baptème de ses enfants et aux mariages de Thomas (1859 et1865), Ferdinand (1865 et1874), Alexandre (réhabilitation 1870)? Il est raisonnable de penser qu'il était probablement seul et qu'il n'avait aucun parent Tardif dans la région.

Quant aux actes notariés, un seul le concernant a été retrouvé. Cet acte - Vente de droits successifs mobiliers par Jean-Baptiste Tardif, Léocadie Marin et autres à Bernardin Marin - a été passé devant le notaire Pierre Gauvreau qui a exercé sa profession à Rimouski entre les années 1822 et 1861. Là encore il n'y a aucune mention de Tardif. Plusieurs actes ont été passés par un autre Jean-Baptiste Tardif, marié à Josephte Dubé le 27 octobre 1834, également de St-Germain de Rimouski. Ce Jean-Baptiste était le fils de Raphaël Tardif et de Judith Boucher de Kamouraska et non ce Jean-Baptiste qui nous intéresse ici.

Mentionnons en terminant que ce n'est que dans l'acte de mariage de Jean-Baptiste et dans celui du baptème de son fils Thomas que leur nom est épellé Tardy. Dans tous les autres actes lui et ses enfant sont appelés Tardif.

Dans l'état actuel de nos recherches, nous devons conclure qu'il est impossible pour le moment de déterminer l'origine de ce Jean-Baptiste Tardif marié à Léocadie Marin. On peut difficilement affirmer qu'il fut un enfant adopté par une famille Tardif, car si tel avait été le cas, il y aurait eu certainement des Tardif de la famille adoptive comme témoins aux différentes démarches civiles et religieuses qui ont parsemé sa vie et celle de ses enfants. Il est peut-être un descendant d'Olivier: l'avenir nous le confirmera peut-être. Il est aussi fort possible qu'il ait été un étranger qui aurait adopté le nom de Tardif.


Edouard Bélanger dit Tardif

L'origine d'un autre groupe de descendants Tardif n'a pas encore été clairement élucidée. Cette descendance a comme souche Edouard Bélanger marié à Olympe Portuguais le 28 janvier 1845. Cet Edouard Bélanger est inhumé sous le nom de Edouard Tardif, le 29 mars 1859.

Leur acte de mariage se lit comme suit: "Le vingt-huit janvier mille huit cent quarante-cinq, vu la publication de trois bans de mariage faite aux prônes des messes paroissiales de Québec entre Edouard Bélanger, charretier, garçon majeur d'une part, et Olympe Portuguais, fille majeure de François Portuguais et de défunte Victoire Petitclerc d'autre part; vu aussi que les dites parties étaient domiciliées en la paroisse de Québec, nous prêtre Curé de la dite paroisse de Québec, soussigné, avons reçu leur mutuel consentement de mariage et leur avons donné la bénédiction nuptiale en présence de Joseph Plante ami de l'époux et François Portuguais père de l'épouse, lesquels, ainsi que les dits époux ont déclaré ne savoir signer.

Chl.F. Baillargeon ptre."

Cet acte de l'état civil nous apprend que Edouard, charretier de son métier, est majeur mais le nom de ses parents n'est pas donné dans l'acte comme il devrait l'être. Par conséquent plusieurs autres actes furent examinés pour vérifier si le nom de ses parents ou d'autres Tardif y apparaissaient et la liste de ces actes est donnée ci-dessous avec les détails pertinents.

Comme on le voit Edouard et Olympe Portuguais ont eu au moins trois enfants: Marie-Olympe, Joseph-Edouard et Georges-Alfred. Dans leurs actes de baptême, mariage et sépulture le nom des parents est donné à une exception près comme étant Edouard Tardif dit Bélanger ou Edouard Tardif. Olympe est nommée Portuguais, Dasylva ou Dasylva dit Portuguais.

Un seul de ces actes mentionne d'autres Tardif. C'est celui du baptême de leur fille Marie-Olympe où le couple Abraham Tardif et Judith Amyot sont parrain et marraine. Un lien de parenté existerait-il entre ce couple et Edouard Tardif? Ce dernier serait-il le fils adoptif d'Abraham Tardif? Pourquoi Abraham n'était-il pas au mariage d'Edouard comme témoin?

Jusqu'ici, il a été impossible de trouver l'information nécessaire pour répondre à ces questions. Chose certaine c'est que les garçons, Edouard et Georges-Alfred, se sont mariés sous le nom de Tardif et que leur descendance porte le nom de Tardif.


Nicolas Tardy

Nicolas Tardy, natif de France, était meunier et propriétaire d'un moulin à farine dans l'arrondissement de Roman, canton dit Péage, dans la Drôme. Marié avec Philomène Audrapt, ils eurent au moins six enfants.

En 1906, Nicolas et trois de ses enfants, Augustine, Joseph-Constant et Ulysse ainsi que le fils d'Augustine, Henri Tardy âgé de onze ans, arrivent au Québec, engagés pour une période de cinq ans comme défricheurs pour coloniser au nord de Mont-Laurier, comté de Labelle, à 22 miles au nord de la ligne de chemin de fer.

A ce moment-là c'était la misère noire dans ce milieu. Après le stage de cinq ans, les Tardy viennent à Montréal et s'installent dans l'est de la ville. Les cours du Canadien Pacifique étaient en plein développement, causant une rareté de logements. Ils se lancent donc dans l'achat de terrains et la construction de maisons.

Après quelque temps, Nicolas décide de retourner en France avec Ulysse qui était trop jeune pour demeurer seul ici. Mais Joseph, Augustine et son fils restèrent au Canada. Plus tard, en 1912, après son service militaire, Ulysse revient au Canada sur un navire français, le Niagara, le premier navire à traverser l'Atlantique après le naufrage du Titanic. Il s'installe à Sturgeon-Falls en Ontario, sur une ferme où naîtront tous ses enfants; mais en 1930 lui et toute sa famille reviennent à Montréal.

Aujourd'hui, la plus grande partie de la descendance de cette branche Tardy se retrouve à Montréal et aux environs.


Pierre-Auguste Tardiff 1852 - 1889

Pierre-Auguste Tardif naquit en 1852 et se maria vers 1874 avec Françoise Bodet, probablement dans la région de Juigné-les-Moutiers, France, où il mourut le 5 janvier 1889. Son acte de décès se lit comme suit:

Le sixième jour du mois de janvier mil huit cent quatre-vingt-neuf, le corps de Pierre Tardif époux de Marie Bodet, décédé hier à Haut-Breil, âgé de 36 ans, a été inhumé par nous, curé sous-signé, en présence de Jean Esnault et de François Hervé, qui ont déclaré ne savoir signer.

Pour des raisons inconnues mais possiblement à cause de grande pauvreté, Françoise Bodet est persuadée d'émigrer au Canada avec ses six enfants, Jeanne, Pierre, Auguste, Jean, Alexandre et Emile, ce dernier étant né le 20 avril 1889, i.e. quelques mois après la mort de son père. Il semblerait que les prêtres de l'endroit payèrent pour leur voyage. Ils arrivèrent tous à Ste-Rose-du-Lac, Manitoba, vers 1894. Pierre-Auguste n'est donc jamais venu au Canada, mais il est le chef de cette famille qui vint s'y établir et qui aura une assez grande descendance. De ces six enfants, trois fils, Jean, Alexandre et Emile assureront la continuité du nom Tardif, qui deviendra très vite Tardiff.

La paroisse de Ste-Rose-du-Lac reçut ses premiers colons en 1889 et les établit sur des bonnes terres de foin à animaux. La famille Tardiff se retrouve sur une terre à l'ouest de Ste-Rose, occupée encore aujourd'hui par Louis Tardiff. Bientôt trois fils, Alexandre, Jean et Pierre auront chacun leur terre. Les enfants se marièrent tous à Ste-Rose-du-Lac, mais Jeanne et son mari Prospère Echelard aussi de France et mariés à Ste-Rose-du-Lac en 1894, allèrent s'établir à Havre, Montana où ils eurent un magasin et louèrent des maisons. Françoise Bodet, mère de Jeanne, alla les rejoindre en mai 1914 et mourut à cet endroit le 25 novembre 1915. Un des fils, Auguste, s'en alla aussi au Montana où il mourut à Havre en 1933.

Il y a quelques années Yvonne Tardiff Fitzmaurice, petite-fille de Pierre-Auguste et fille d'Alexandre, alla à Havre, Montana, pour retrouver l'endroit de la sépulture de sa grand-mère Françoise Bodet Tardiff. Elle eut beaucoup de difficultés à retrouver même le nom de famille, car sa grand-mère avait été enregistrée sous le nom de Cardiff au lieu de Tardiff! Les membres de la famille de Jeanne Tardif Echelard au Montana ont été enterrés aux cimetières de Highland ou du Calvaire.

Les descendants de Pierre-Auguste Tardif et de Françoise Bodet demeurent pour la plupart au Manitoba.


Mardi 09 septembre 2003

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(The following material is extracted from two books: the genealogical dictionary "The Tardifs of North America" par Henri P., Jean-François et Jacques Tardif, et "Généalogie des familles Tardif en Amérique" par Henri P. Tardif)


Olivier Letardif (1603-1665)

Olivier Letardif was unquestionably the ancestor of most of the Tardifs in America. Numerous short biographies have been published about him, most of them inspired by the works of Mgr Gosselin and of A. E. Ducharme. Here is another short resume of the life of Olivier Letardif, based on earlier and more recent works.

Olivier Letardif, son of Jehan Letardif and Clémence Houart, was born in Etables, in the bishopric of St-Brieuc, Brittany, to-day Etables-sur-Mer. He arrived in Quebec in 1618, presumably on a ship of the Compagnie des Marchands, which had left Honfleur on 24 May. In 1621 he was among the notables of Quebec with whom he signed a document for King Louis XIII concerning living conditions in New France. He spent a few winters in Quebec and Champlain described him as an interpreter of Indian languages and a junior clerk in the Company store in Quebec. On 20 August, 1629, Champlain asked him to hand over the keys to the store to Louis Kirke, after the seizure of the city. Brought back to England with Champlain by the Kirke brothers he crossed into France where he settled in Honfleur.

Upon arriving in England, Champlain and the Kirkes learned that peace had been signed on 28 April, 1629, and that the capture of Quebec, which had taken place after that date, would most likely not be legal. Champlain, who had ceded the colony on 20 July, took steps, together with Letardif, to get the colony back, with everything which had been taken from the Quebec store. Eventually under the treaty of St-Germain-en-Laye, Canada was returned to France. Olivier was back in Quebec by 1631. He was very active and his name was seen on a great many documents such as deeds and certificates. In 1633, while in Rouen he authorized Jean Rozée Esq. to withdraw Letardif's wages in his name. In 1634 he was designated head clerk of the Company of One Hundred Associates in a deed respecting the sharing of property between Guillaume Couillard, Hélène Desportes and Guillemette Hébert. In 1635 he assisted the surveyor Jean Bourdon in a land grant to Abraham Martin. On 17 November 1635 he witnessed Champlain's will. He worked very closely with all the social classes, adopting three Indian children and paying for their board and education.

On 23 March 1637, Governor de Montmagny conceded jointly to Olivier Letardif and Jean Nicolet 160 arpents of wooded land, called the terre de Belleborne, which later became the "Châtellenie de Coulonge". This was the residence of lieutenant-governors of the province of Quebec until 1961.

In 1637 he married Louise Couillard, grand-daughter of Louis Hébert; she was only twelve and a half years old. She bore a son four years later but died that same year. Her son followed her to the grave some years later. This son, Pierre, had as godfather no other than the Governor, Monsieur Charles Huault de Montmagny.

Later, Olivier was involved in the taking of possession of the Island of Orleans by Derré de Gand for the Compagnie des Marchands; testified at the enquiry into the death by drowning of Pierre de la Porte; acted as church warden in Notre-Dame-de-Quebec parish; and signed as a witness dozens of birth, marriage and death certificates as well as notarial deeds. He was in constant contact with the Jesuits who mention him on several occasions in their "Relations".

In 1641 he became general clerk for the Company of One Hundred Associates and took command of the "Notre-Dame" a vessel belonging to the company; his functions required him to take many trips to France where he spent a number of winters. For example, in 1643 he hired five men at La Rochelle for Guillaume Couillard; in 1645 he was godfather to Olivier Michel in La Rochelle; he attended Zacharie Cloutier's wedding in 1648, also in La Rochelle, and at the end of May 1648 was married there himself for the second time, to Barbe Aymard, also widowed and the mother of Olivier Michel.

In 1646, Olivier was named General Agent for the Compagnie de Beaupré and co-seigneur of the seigniory of Beaupré, which he had purchased for 1500 pounds. In this capacity he had to grant land to future colonists, regularize the concessions already made verbally, develop the land of the seigniory and eventually, in the capacity of chief judicial officer for the seigniory and district, settle disagreements arising between the colonists.

On his return from France in 1648, married and with two children, his own, Pierre, and his wife's son, Olivier Michel, he settled on the Beaupré coast at Cap Tourmente, where he owned a house, and eventually at Chateau-Richer. He applied himself to the development of this portion of the seigniory and from 1650 to 1651 he attracted about thirty grantees of land, many of whom were the founders of large Canadian families: Racines, Gravels, Bélangers, Bouchers, Gagnons, Drouins, Giguères, etc. In 1655 he sold an annuity to Jean Rozée; on the deed an explanatory note was found, apparently written by Olivier Letardif himself. Except for his numerous signatures, this note is probably the only example we have of his handwriting.

In 1656, possibly feeling unwell, he gave his wife Barbe Aymard power of attorney to manage and administer all his possessions. Unfortunately she died three years later, leaving four minor children. Olivier recovered partially and again became active on his seigniory: he granted many pieces of land and signed many contracts. He was confirmed by Mgr de Laval in 1660. He even made a trip to France where he signed a grant in 1661, and took care of the Côte de Beaupré families which had been ruined by the Iroquois incursions.

But his illness progressed and in 1662, unable to look after his own affairs, he sold his estate and residence in Chateau-Richer, as well as his seigniorial rights, to Charles Aubert de la Chesnaye. A curator was named to administer his possessions, in the person of François Bélanger, and Zacharie Cloutier his brother-in-law was named tutor to his children (Cloutier's wife Madeleine was Barbe Aymard's sister). He died in Chateau-Richer and was buried there on 28 January 1665 after having played a major role in the development and administration of New France.

His daughter Barbe-Delphine married Jacques Cauchon on 23 november 1661 in Chateau-Richer and they had many children. His son Guillaume was the only one who kept the Tardif line alive. After a few years spent in Sillery, he settled permanently in L'Ange-Gardien. Three of his sons, out of a family of about ten, had numerous descendants and are at the head of the three principal branches of the Tardif family:

Their numerous descendants are found everywhere, principally in Quebec and New England, and in lesser number in the large Canadian and American cities.


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Jacques Tardif 1645-1724

Jacques Tardif was born on 22 March, 1645, in Saint-Candé-le-Vieil, archdiocese of Rouen, France. He was the son of Pierre Tardif and Barbe Bourguignon. His name is recorded in the censuses of 1666 and 1667 and he resided on the Island of Orleans where he worked. On 6 October, 1669, in Notre-Dame-de-Quebec church,, he married Barbe d'Orange, daughter of Pantaléon and Jeanne Nepveu, natives of Saint-Saturnin, archdiocese of Chartres, Orléanais. She was probably born in 1637, since her age is given as 44 years at the time of the 1681 census. She died on 14 September, 1717, at the age of 79 and was buried the next day in Beauport. Jacques Tardif died and was buried on 3 November, 1724, in Beauport; he too was aged 79.

It has been possible to find a few notarial deeds in his name, which reveal the transactions he made throughout his life. For example, he signed his marriage contract on 28 September, 1669, in the presence of Romain Becquet, notary. On 2 June, 1667, he received a land grant from Mgr de Laval, in St-Jean, Island of Orleans. On 22 September, 1668, Joseph Lemarié transferred to Letardif a concession of twenty acres of land, and received a concession from Letardif in exchange. A few months later, on 10 December, 1668, he received from Joseph Giffard, Seigneur of Beauport, a concession two acres wide in the seigniory of Beauport, for a seigniorial rent and annuity of 50 sols. The same day he sold to Michel Lecourt a forty-acre lot, with all accessories and outbuildings, in the village of Fargy. A few months later, on 22 July, 1669, judgement was rendered between Marie Regnouard, widow of Robert Giffard, sieur of Beauport, and many inhabitants of the village of Fargy, including Jacques Tardif, concerning the parcelling of the land, the siting of fences, etc. The complete document relating to this matter is contained in "Jugements et délibérations du Conseil Souverain" vol 1, pp 563-565. By 1681, he was established in Beauport and possessed 17 acres of cultivated land.

He was generally known by the name Tardif although in two deeds he is called Letardif. He signed Tardif. At the fifth generation this name changed to Tardy. The first generations were extablished in the village of Beauport but by the fifth generation, the descendants had definitely settled in Rivière-des-Prairies near Montréal.


Jean Tardif 1707 - 1740

An another founder of a Tardif family in Canada was Jean Tardif, a native of Saint-Nicolas de La Rochelle, Aunis (Charente-Inférieure). Here many ships were outfitted and workers lived for the community of inhabitants of Quebec and for the Company of New France. Considering its population, La Rochelle probably provided the largest share of colonists, about 600, to New France.

Jean Tardif was born on 13 September, 1707, in Saint-Nicolas de La Rochelle, of the marriage of René Tardif and Marie Pichon. He was confirmed there at age 15 in 1724. Probably the only surviving child of this marriage, he arrived in New France around 1733 at age 25 or thereabouts; the exact date of his arrival is unknown. He arrived without a work contract but he is said to have been a shipwright and a navigator.

On 29 August 1735, at age 27, he married Marie-Madeleine Palin in Notre-Dame-de-Quebec church. She was the widow of Jean-Baptiste Rivet who died on 25 April 1733. Their marriage contract was signed the previous day, 28 August 1735, in the presence of the royal notary Jacques Pinguet. In this deed it is provided that the future spouses will be "uns et communs en tous biens meubles et conquets immeubles qu'ils auront ou feront pendant le dit futur mariage" and that the future husband "a doué et doue la future épouse du douaire coutumier ou de la somme de six cents livres de douaire préfix au choix de la future épouse". The future spouses declared that they could neither write nor sign.

Of his marriage, Jean Tardif had two children:

Unfortunately, Jean Tardif died some time later, probably around 1740, at age 33 or thereabouts, after only five years of marriage. He left a young widow with two children approximately two and four years old.

After a period of widowhood, Marie-Madeleine Palin, aged 30, married Sébastien Nolet on 6 October 1742, in Notre-Dame-de-Québec church. Nolet took charge of his wife's children: the 1744 census shows that they all live under the same roof. Unfortunately, Marie-Madeleine died on 13 April 1746, aged only 34. What happened to the two Tardif children? It is believed that they were taken in charge by a member of the Palin family. It is certain that Jean-Baptiste Tardif was a navigator and was married twice.


Jean-Baptiste Tardif

The exact origin of this branch of the Tardif families is unknown. At the time of the marriage of Jean-Baptiste Tardy to Léocadie Marin in Rimouski, on 20 August 1833, the pastor of the St-Germain parish in Rimouski, in his marriage register, did not mention the name of the bridegroom's parents as he should have done. This often indicates a particular situation which is better not revealed. Here is the marriage record in its entirety:

"On the twentieth of August 1833, having thrice published at the prone of our parish masses the banns of marriage on three consecutive Sundays, between Jean-Baptiste Tardy, of age, domiciled in the parish of Ste-Cécile on the one part, and Léocadie Marin, daughter of age of Bernard Marin, farmer and of deceased Modeste Duplessis, her father and mother of the parish of Ste-Cécile on the second part, the consent of the parents having been obtained and having found no impediment to their marriage, we the undersigned priest-pastor of Rimouski have received their mutual consent, according to the form prescribed by our Mother the Holy Catholic Church, in the presence of Jean-Charles Pelletier and of Hyacinthe Côté, friends of the bridegroom, and of Pierre Michaud, cousin of the bride, who have declared with the contracting parties that they could not sign.
Michel Ringuet, Fr.

It is noted in this marriage certificate that the consent of the parents had been obtained. On the other hand, not only are Jean-Baptiste's parents not mentioned, but in addition there are no other Tardif relatives as witnesses.

This couple has had at least seven children as follows:

One notices surprisingly that no Tardif or Tardy was godfather or godmother of any of the children of Jean-Baptiste Tardy.

For the purpose of clearing up this question, the marriage certificates of his children and a few notary deeds passed by him have been examined in the hope of finding other indications about his Tardif family. Here is the result:

It thus appears that no Tardif other than Jean-Baptiste himself was an official witness in these seven other ceremonies. He himself is a witness only twice in 1870 and in 1878. Where was he for the baptism of his children and for the marriage of Thomas (1859), Ferdinand (1865), Thomas (1865), Alexandre (rehabilitation 1870), Ferdinand (1874)? It seems reasonable to conclude that he must have been alone with no Tardif relatives in the area.

As far as notarial deeds ar concerned, only one has been found related to his transactions. This deed - Vente de droits successifs mobiliers by Jean-Baptiste Tardif, Léocadie Marin and others to Bernardin Marin - was passed in the presence of Pierre Gauvreau, notary, who exercised his profession in Rimouski between the years of 1822 and 1861. There is no mention of any Tardif in this deed either. Several others deeds were passed by another Jean-Baptiste Tardif, married to Josephte Dubé on 27/10/1834, also of St-Germain de Rimouski. This Jean-Baptiste was the son of Raphaël Tardif and Judith Boucher of Kamouraska and not the same person in whom we are interested here.

It should be mentioned also that only in his marriage record and that of the baptism of his son Thomas do we see their name spelled as Tardy. In all other certificates, he and his children are named Tardif.

Based on the information discussed above it must be concluded that it is impossible at this time to find the origins of this Jean-Baptiste Tardif married to Léocadie Marin. It can hardly be stated that he was adopted by a Tardif family, for in that case there would certainly have been some Tardifs from the adoptive family as witnesses to the various civil and religious ceremonies which have marked his life and that of his children. He may be a descendant of Olivier but it is also very possible that he might be an outsider who had adopted the name of Tardif.


Edouard Bélanger known as Tardif

The origin of another group of Tardif descendants has not yet been clearly elucidated. This group has as founder-ancestor Edouard Bélanger, married to Olympe Portuguais on 28 January 1845. This Edouard Bélanger was buried under the name of Edouard Tardif on 29 March 1859.

Their marriage certificate reads as follows: "On the twenty-eighth day of January, one thousand eight hundred and forty-five, having thrice published at the prone of our parish masses in Quebec the banns of marriage between Edouard Bélanger, cart driver, son of age on the first part, and Olympe Portuguais, daughter of age of François Portuguais and the late Victoire Peticlerc on the second part, and considering also that said parties were domiciled in Quebec, we the undersigned curate of said parish of Quebec have received their mutual consent of marriage and have given them the nuptial benediction in the presence of Joseph Plante, friend of the bridegroom, and François Portuguais, father of the bride, who, as well as the contracting parties, have declared they could not sign.

Chl.F. Baillargeon, Fr."

This marriage certificate indicates that Edouard is a cart driver by trade and is of age, but the name of his parents is not given as it should be. For this reason, several other birth, marriage and death certificates were examined to verify if the name of his parents and other Tardifs was indicated and the list of these certificates is given below with relevant information:

As can be seen Edouard and Olympe Portuguais had at least three children: Marie-Olympe, Joseph Edouard et George Alfred. In all their birth, marriage and death certificates, the name of the parents is given as Edouard Tardif dit Bélanger or Edouard Tardif, except in one case. Olympe is surnamed as Portuguais, Dasylva or Dasylva Portuguais.

Only one of these certificates mentions other Tardifs. It is that of the baptism of their daughter Marie Olympe, where the names Abraham Tardif and Judith Amyot are given as godfather and godmother. Could there be a family tie between Abraham Tardif and Edouard Tardif? Could the latter be the adopted son of Abraham Tardif? Why wasn't Abraham acting as a witness at Edouard's wedding?

Up to now it has been impossible to find the vital information to enable us to answer these questions. One thing is certain however and that is that the sons, Edouard (Jr) and George Alfred were married under the name of Tardif, and all their descendants are called Tardif.


Nicolas Tardy

Nicolas Tardy, native of France, was a miller and owner of a flour mill in the district of Roman, in the township known as Peage, in Drôme. Married to Philomène Audrapt, they had at least six children.

En 1906 Nicolas and three of his children, Augustine, Joseph-Constant and Ylysse as well as Augustine's son, Henri Tardy, aged eleven, arrived in Quebec. They had been hired for a five-year period as land-clearers, in order to colonize the land north of Mont-Laurier, County of Labelle, up to 22 miles north of the railway line.

At that time it was utter destitution in this area. After their five-year contract was completed, the Tardys went to Montreal and settled on the east side of the city. The Canadian Pacific railway yards were under construction just then, resulting in a scarcity of housing. The Tardys therefore became involved in the purchase of building lots and the construction of houses.

After a while, Nicolas decided to return to France with Ulysse, who was too young to remain on his own in Canada. However Joseph, Augustine and her son stayed behind. Later, in 1912, after his military service, Ulysse came back to Canada on a French ship, the Niagara, the first ship to cross the Atlantic after the sinking of the Titanic. He settled in Sturgeon-Falls in Ontario on a farm where all his children were born; in 1930 however he and all his family returned to Montreal.

To-day, most of the descendants of this Tardy branch are found in Montreal and the surrounding areas.


Pierre Auguste Tardiff 1852 - 1889

Pierre-Auguste Tardif was born in 1852 and married around 1874 to Françoise Bodet, probably in the area of Juigné-les-Moutiers in France, where he died on 5 January 1889. His burial certificate reads as follows:

On the sixth day of January one thousand eight hundred and eighty nine, the body of Pierre Tardif, husband of Marie Bodet, deceased yesterday at Haut-Breil, aged thirty-six years, has been buried by we, the undersigned priest, in the presence of Jean Esnault and François Hervé who declared they could not write.

For unknown reasons but possibly because of great poverty, Françoise Bodet was persuaded to emigrate to Canada with her six children, Jeanne, Pierre, Auguste, Jean, Alexandre et Emile, the latter being born on 20 April 1889, i.e. a few months after the death of his father. It would appear that the priests of the village paid for their trip. They all arrived in Ste-Rose-du-Lac, Manitoba, around 1894. Consequently Pierre-Auguste never lived in Canada, but he is the Head of this family which came and settled here, and which has had a good number of descendants. Of the six children, three sons, Jean, Alexandre and Emile have ensured the continuity of the name Tardif which very soon became Tardiff.

The parish of Ste-Rose-du-Lac received its first colonists in 1889 where they were able to settle on good hay farmland. The Tardiff family settled on a farm west of Ste-Rose, which is still occupied to-day by Louis Tardiff. Soon three of the sons, Alexandre, Jean et Pierre, each had their own farm. All the children were married in St-Rose-du-Lac, but Jeanne and her husband Prospère Echelard, also from France, who married in Ste-Rose-du-Lac in 1894, went to Havre, Montana, and settled there where they had a store and rental accommodation. Jeanne's mother, Françoise Bodet, went to join them in May 1914 and died there on 25 November 1915. One of the sons, Auguste, also went to Montana where he died in Havre in 1933.

A few years ago, Yvonne Tardiff Fitzmaurice, granddaughter of Pierre-Auguste and daughter of Alexandre, went to Havre, Montana, to find the burial place of her grandmother Françoise Bodet Tardiff. She had much difficulty even to find the family name, for her grandmother had been recorded under the name of Cardiff instead of Tardiff!. The members of the Jeanne Tardiff Echelard's family in Montana have been buried in the cemeteries of Highland or Calvary.

The descendants of Pierre-Auguste Tardif and Françoise Bodet are found for the most part in Manitoba.


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