Le retour au travail peut susciter des sentiments contradictoires. Considérant le temps que le travail occupe dans notre vie, il est utile de s’y arrêter.

 

1. Je m’épuise au travail

 

Notre qualité de vie dépend de l’équilibre entre l’effort et le repos. Cela se vit dans les petites décisions. Prendre régulièrement des temps de repos est plus efficace que d’attendre d’être épuisé: prévoir des pause-café agréables, prendre le temps de respirer et de détendre ses muscles, s’assurer une heure de dîner plaisante, respecter l’heure à laquelle je veux terminer.

 

2. Je ne sais pas dire non

 

Les relations humaines jouent un rôle de premier plan dans la qualité de vie au travail: elles sont un ingrédient stimulant qui peut devenir source de grandes souffrances. Les demandes des autres peuvent avoir un pouvoir sur nous, il faut apprendre à négocier. Négocier: prendre le temps de savoir ce que l’on veut afin de l’exprimer clairement et simplement.

 

3. Je suis perfectionniste

 

Le travail peut nourrir notre estime personnelle à travers l’expression de nos talents et les services rendus aux autres. Les exigences trop élevées nous épuisent, nous enferment dans le rôle du bon gars ou de la bonne fille. Les exigences réalistes confirment notre valeur et nous donnent de l’énergie. Le perfectionnisme cache souvent la peur de déplaire aux autres. La qualité de vie au travail est un mélange de trois ingrédients: se respecter soi-même, se faire respecter et se demander ce qui est réaliste.

 

Michel Giroux, psychologue © 2003

 

 

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