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MISSION URBAINE,

oasis en plein désert

 

« En plein désert, l’amour! »  Vous connaissez cette chanson de Stefie Shock? C’est l’air qui me revient en tête quand je vois nos missionnaires urbains partir à la rencontre des 18-30 ans du plateau de Ste-Foy.  Ce qu’ils réussissent à établir comme relation avec ces jeunes adultes ressemble effectivement à une oasis en plein désert! Créer, chaque semaine,  en quelques heures seulement et dans des lieux aussi inusités qu’un billard ou un bar, un espace sacré où se vit la rencontre entre l’Évangile et le monde relève de l’exploit!

 

En chiffres, Mission urbaine  c’est, pour huit mois d’activité cette année, 327 contacts avec près de 185 personnes dans plus de 52 établissements visités régulièrement entre Myrand et Duplessis.   Bars, cafés, bistrots, billards, restaurants, constituent le terrain de la mission.  Ces chiffres recouvrent bien sûr une réalité humaine.  Les conversations et les échanges vécus racontent les inquiétudes et les défis auxquels font face les jeunes adultes d’ici. La famille, le travail, la vie amoureuse demeurent au centre de leurs préoccupations.   Mais aussi la maladie, la souffrance, le suicide, l’anxiété, la solitude, la pauvreté… Ce que nous ramènent nos missionnaires de ces contacts devrait nous faire réfléchir :  si de nombreux jeunes adultes rencontrés réussissent à trouver autour d’eux des amis ou des pairs qui les soutiennent, beaucoup vivent des détresses morales et spirituelles dans l’isolement le plus complet. Rares sont les personnes avec qui on peut faire taire les bruits environnants pour entrer dans le sanctuaire intérieur.  Rares sont les occasions et les lieux.   Faut-il s’étonner alors que la sollicitude d’un missionnaire devienne une présence souhaitée et accueillie avec reconnaissance?

 

Car c’est un des premiers étonnements :  de  plus en plus de jeunes rencontrés ont développé avec les missionnaires des liens de confiance tels que le dévoilement progressif de l’identité chrétienne de ceux-ci est perçue comme une joie, une reconnaissance d’une présence bienveillante sur leur route.  Luce Dubé, désormais la seule missionnaire permanente de la MU, est reconnue, dans plusieurs des milieux qu’elle fréquente, comme une intervenante crédible et  bienvenue.  Le patient travail d’écoute et de soutien, le respect des recherches, le subtil mélange de présence et de retenue dont font preuve nos missionnaires (Luce est secondée par des missionnaires bénévoles), la primauté de la personne dans les rencontres vécues ont tissé entre les missionnaires et les jeunes une estime réciproque...  Tous n’en sont pas là, mais pour la plupart des contacts qui se prolongent au-delà de quelques rencontres, un lien significatif est créé, ouvert sur la recherche  de sens et réceptif à une annonce plus explicite de l’espérance qui habite les chrétiens. 

 

Les relais en Église seront bientôt nécessaires.  C’est pourquoi cette année MU a accentué ses liens de solidarité avec d’autres réseaux jeunesse : Le centre IXTHUS et le centre AGAPE, par exemple, deviennent des partenaires recherchés dans l’articulation de notre mission.  Et ce que nous appelons avec fierté la comMUnauté MU porte de diverses manières l’intuition de ce projet :  les anges urbains, qui prient constamment pour les jeunes visités par les missionnaires, les membres du conseil d’administration qui ravivent l’élan et l’ orientation de cette mission, certaines paroisses de la région Lorette/Louis-Hébert qui, en plus de soutenir financièrement ce projet missionnaire, accueillent régulièrement pour la prière les gens intéressés par la Mission urbaine.

 

Et une nouveauté cette année :  encouragés en cela par l’intérêt croissant et le désir d’implication que provoque chez certains chrétiens la MU, nous avons institué les Oasis urbaines : avec Luce, ces personnes assurent bénévolement, à leur rythme et selon leur disponibilité, une présence de quelques heures par semaine dans un endroit précis de la mission. Cinq personnes ont manifesté leur intérêt, une d’entre elles a commencé depuis quelques mois son travail missionnaire.  Les résultats sont déjà enthousiasmants.

 

Notre expérience montre plus que jamais la pertinence de l’Évangile dans le monde des jeunes adultes.  Auprès des jeunes qui ont maintenu un contact avec les envoyés de la MU, auprès du personnel et des propriétaires de tous les établissements visités, les missionnaires sont attendus, espérés, accueillis, reconnus, et jouissent d’une cote de crédibilité impressionnante.  Il n’est pas exagéré d’affirmer que dans cet univers qu’ils fréquentent, nos missionnaires font figure d’autorité en matière d’humanité et de sens, et cela en toute simplicité.  Je crois qu’il faut s’en réjouir.  Il s’agit d’une présence encore humble mais réelle auprès de la génération des jeunes adultes, qui par ailleurs ne se sentent pas rejoints par les réseaux habituels de l’Église.  C’est à mon sens une nette percée qui emprunte des chemins modestes mais féconds.

Une souffrance demeure :  comment assurer l’avenir financier de Mission urbaine année après année?  Une volonté claire et nette est pourtant manifestée de la part de notre Église diocésaine pour ce genre de projet. Les appels répétés de Mgr l’Archevêque pour faire des jeunes une priorité dans notre vie pastorale devraient trouver un écho dans le soutien réel apporté aux projets de ce type.  Il faudra bien un jour assurer une cohérence entre les orientations données et les moyens concrets d’y parvenir.  L’investissement massif dans les projets de rassemblements-jeunesse de plus grande envergure, inévitables à notre époque pour rejoindre publiquement une catégorie de jeunes, laissent malheureusement dans l’ombre la nécessité des projets plus modestes auprès de jeunes non initiés à la foi.  L’an dernier, en ces pages, mon prédécesseur attirait l’attention sur la dimension incontournable des projets missionnaires et la nécessité d’y investir nos énergies et nos ressources.  Depuis, malgré le succès du projet, malgré l’ingéniosité et le dévouement du conseil d’administration, malgré l’appui des paroisses de la région pastorale et les dons de communautés et de particuliers, nous avons dû réduire l’équipe des missionnaires à une seule personne rémunérée et diminuer son nombre d’heures de présence sur le terrain.  Mission urbaine n’est active que de septembre à avril alors que jusqu’à l’an dernier elle poursuivait ses activités sur une période de 10 mois.  Dans nos rêves les plus fous, nous avions imaginé au moins 5 missionnaires pour couvrir le territoire qui nous est confié.  Et je peux attester que les besoins sont réels. 

 

« Allez, c’est le temps de la mission »: cet accent missionnaire de notre vie ecclésiale qu’a souligné avec énergie Mgr Ouellet lors de notre congrès d’orientation pour l’avenir des paroisses nous interpelle directement.  La mission auprès des jeunes adultes qui n’ont plus de liens réels avec l’Église ou l’Évangile doit devenir une priorité en ces temps de nouvelle évangélisation. L’entretien de nos communautés n’a de sens que dans la perspective où elles soutiennent les initiatives d’engendrement de nouveaux chrétiens.  Cela demande plus que de la bonne volonté individuelle, il faut aussi mettre sur pied des projets résolument missionnaires, désirés, organisés, largement soutenus. Mission urbaine est encore une des rares tentatives en ce sens.   Les jeunes qui bénéficient de la Mission urbaine ne sont certes pas tous des disciples du Christ « patentés » : mais justement,  notre projet en est un de première ligne, de présence au monde, soucieux de la première annonce.  C’est un chemin encore très peu fréquenté par notre Église.  Il nous rappelle pourtant sans cesse l’émerveillement de nos origines… Les jeunes adultes vers qui sont envoyés nos missionnaires sont très profondément touchés par la rencontre de chrétiens crédibles, signifiants, respectueux et sincères, qui font appel en eux à  la beauté d’un espace rarement sollicité.  N’est-ce pas là le lieu de tous les espoirs?

 

Jean Abud, prêtre

Superviseur du travail des missionnaires urbains

Pastorale Québec, Vol. 117, N 6, juin 2005.

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Mission Urbaine:

des missionnaires se déploient incognito dans la ville!

 De nouveaux missionnaires ont fait leur apparition dans

la ville de Québec.

Ces missionnaires urbains sont au service des jeunes qu'ils rencontrent dans les lieux publics. Une approche innovatrice.

       par Pascale Dubé

 

Chapeautés spirituellement par des Anges urbains, un groupe de missionnaires urbains sillonnent incognito des lieux divers de l'arrondissement Ste-Foy fréquentés par des jeunes de 18 à 30 ans, en vue de les accompagner dans leur quête de sens et de témoigner de leur foi en Dieu.

 

Cette nouvelle approche missionnaire très innovatrice qu'est Mission Urbaine (MU) a été créée en l'an 2000, par une équipe de gens qui désiraient rejoindre et accompagner les jeunes adultes dans leur culture, dans les passages de leur vie et dans la société actuelle. En se servant de l'expertise des travailleurs de rue et de la stratégie missionnaire, Mission Urbaine tente de créer une nouvelle approche évangélisatrice. Bénéficiant de l'appui du diocèse de Québec, de paroisses, de communautés religieuses, de fondations et de dons particuliers, Mission Urbaine se distingue volontairement de l'approche traditionnelle en pastorale jeunesse. En effet, au contraire de cette dernière qui consiste à rassembler, à recevoir et à accueillir les jeunes, Mission Urbaine tente d'évangéliser les jeunes adultes en retournant aux origines de l'évangélisation faite par Jésus. Mission Urbaine a donc voulu faire éclater le modèle et aller au-devant des jeunes en tentant de les rejoindre dans les lieux qu'ils fréquentent : bars, cafés, billards, restaurants, etc.

Mission Urbaine est une approche innovatrice créée en l'an 2000 par une équipe qui désire rejoindre et accompagner les jeunes dans leur culture. Madame Marthe Boudreau en est la présidente, l'abbé Pierre Gastonguay supervise l'équipe

Les environs de l'Université Laval constituent d'ailleurs un endroit de choix, puisque plus de 40 000 jeunes y circulent chaque jour. L'objectif de Mission Urbaine est double. Dans un premier temps, il tente de pallier aux manques de l'actuelle action pastorale jeunesse, qui éprouve des difficultés à rejoindre les jeunes. De plus, constatant que les jeunes adultes sont chancelants face à toutes les décisions qu'ils doivent prendre à cette période de leur vie, Mission Urbaine veut leur faire savoir que Dieu est toujours là pour les soutenir et que l'Église peut être une ressource pour eux.

DES MISSIONNAIRE NOUVEAU GENRE

Je devine votre questionnement... Comment les missionnaires s'y prennent-ils pour rejoindre les jeunes dans des lieux plutôt achalandés? Selon les responsables, suite à une phase exploratoire consistant à inventorier et à observer les principaux endroits fréquentés par des jeunes de 18 à 30 ans, plusieurs lieux ont été sélectionnés. Les endroits destinés aux missions d’évangélisation devaient être propices au contact, à l'observation et à l'écoute. Rendus sur le site choisi, le ou les missionnaires initient la conversation avec les jeunes qui fréquentent l'endroit, créant des liens avec ceux qui présentent davantage les signes d'un questionnement spirituel. Les liens qui sont ainsi créés ont des durées de vie variées et sont liés à l'impondérable des rencontres. Ainsi, certains missionnaires n'auront qu'un contact éphémère avec un jeune, tandis que pour d'autres, le lien de confiance qui se développera au fil des rencontres pourra durer quelques mois.

 

Selon les administrateurs, plus la relation développée avec les jeunes est longue, et plus les sujets abordés deviennent plus profonds et intimes. La perte de travail, les relations amoureuses, la famille, le décès, les inquiétudes face à la vie, les dépendances et la société de consommation sont les thèmes qui reviennent fréquemment dans les conversations. Un rapport journalier est rédigé par chaque missionnaire à la fin d'une journée de travail. Il sert à parler des gens qu'il a rencontrés, à décrire ses observations de la journée et les sujets qu'il a abordés avec les jeunes. Certains missionnaires ont également eu à apporter de l'aide et à référer des jeunes à certaines ressources du milieu pour les aider à régler les difficultés qu'ils traversent.

 

Les jeunes qui rencontrent un missionnaire ne savent pas qu'il en est un et qu'il tente de les aider dans leur quête de sens. Non pas qu'ils cachent cette information, mais simplement parce qu'ils désirent créer des liens sans avoir à dévoiler leurs couleurs. D'ailleurs, l'idée de ne pas s'afficher comme membres de l'Église est liée au désir de ne pas créer de barrières ou de réticences avec les jeunes. Étrangement, peu de jeunes ont questionné les missionnaires sur l'emploi qu'ils occupaient dans la vie. Les employés des endroits fréquentés semblent même se questionner davantage sur leur présence dans ces lieux car ces derniers sont appelés à se rendre souvent sur les lieux pour établir des contacts pertinents. Certains employés qui ont « démasqué» des missionnaires ont d'ailleurs collaboré avec Mission Urbaine en leur référant des jeunes qui étaient présents dans un lieu choisi. Certains se sont confiés aux missionnaires concernant leur propre quête de sens. Il est important de noter que même s'ils ne s'identifient pas officiellement, les missionnaires ne cachent pas qui ils sont.

ÉTABLIR UNE RELATION DE CONFIANCE

Selon les responsables de Mission Urbaine, les missionnaires tentent d'abord d'établir une relation de confiance et d'écoute. Ils favorisent l'approche de la spiritualité de la présence gratuite. Par la suite, sans leur parler directement de Dieu, les missionnaires parviennent davantage à aider les jeunes. Mais abordent-ils la question de Dieu? Certainement! Toutefois, il faut laisser le temps à un jeune de s'ouvrir, d'être réceptif à la présence de Dieu et de manifester des signes qui reflètent une recherche spirituelle. C'est donc la raison pour laquelle on n'aborde pas Dieu dans les premiers moments de la rencontre. L'autre est donc l'antenne qui sert à guider le missionnaire dans son approche évangélisatrice.

 

Aller vers les jeunes, plutôt qu'attendre qu'ils viennent vers les animateurs de pastorale, voilà l'audace de Mission Urbaine. Le but que cet organisme sans but lucratif poursuit n'est pas de faire vivre, d'endoctriner ou de ramener les jeunes à quoi que ce soit, seulement de les accompagner et d'être présent au cours de leur quête de sens. Ce travail nécessite donc beaucoup de présence dans le milieu et d'écoute active, mais aussi beaucoup de patience pour parvenir à un dialogue ouvert qui incite les jeunes à se confier. D'ailleurs, la réponse des jeunes semble plutôt positive. Cela dépend en partie du respect et du lien qui s'est créé entre le missionnaire de rue et la personne rencontrée. L'attitude du missionnaire est donc très importante et doit dégager un fort charisme, qui amènera les jeunes à se confier. Les missionnaires doivent aussi aimer ce type de rencontre, avoir une foi mature, s'ouvrir à l'inconnu de la rencontre et faire con­fiance à l'action de l'Esprit Saint, qui se manifeste dans l'autre.

 

La prière a toujours été au cœur du projet. Ainsi, certaines personnes que l'on nomme des Anges urbains (83), sont des personnes de tout âge et de toute condition qui s'intéressent aux jeunes. Elles prient à la fois pour les jeunes et pour les missionnaires, en vue de les aider dans leur quête de sens. Cela vient de la conviction qu'il est important de préparer le terrain de la rencontre. Des heures de prière hebdomadaires et itinérantes appelées « Heures de comMUnion »sont également réservées, où chaque jeune est invité à fraterniser et à se réunir avec d'autres jeunes dans divers lieux, s'il le désire.

 

Logo Mission Urbaine : Que voyez-vous dans ce logo? Observez bien! Eh oui, vous y retrouvez les deux lettres principales de Mission Urbaine « MU ». Observez maintenant le point qui figure au centre du « M ». Bravo! Vous percevez maintenant que le point forme la tête d'une personne, d'un jeune, du Christ ressuscité. L'ange qui accompagnait Tobie y figure aussi. Créé par un jeune, ce logo est très représentatif de l'idéologie de ce projet, qui se centre sur l'évangélisation de première ligne, selon la vision d'Emmaüs et l'action évangélisatrice suivie par Jésus.

NOTRE-DAME DU CAP  JUIN 2004  cliquez ici

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Mission Urbaine: terrain des premières rencontres

Introduction

À l’ère des grands rassemblements « Jeunesse » il nous apparaît vital de réaffirmer l’importance d’autres tentatives en Église. La majorité des jeunes de 18-30 ans sont peu ou pas rejoints par nos réseaux habituels de pastorale. La volonté d’être présent sur leur terrain et d’aller à leur rencontre gratuitement a donné naissance à la Mission Urbaine il y a déjà presque cinq ans.

Cette initiative spécifiquement et résolument missionnaire est née d’une longue gestation accompagnée de multiples intervenants concernés et passionnés par cette perspective neuve et encore peu développée chez nous. Nous avons alors choisi, sans compromis, de refaire les ponts, de nous déplacer, d’aller vers les jeunes. lI fallait, du même coup, assumer les aléas de la présence gratuite et l’inconnu de la rencontre interpersonnelle comme espace d’accompagnement de la quête de sens des jeunes.

La présence des missionnaires urbains sur le territoire du plateau de Ste-Foy, entre Duplessis et Myrand, est une expérience féconde à plusieurs points de vue. Elle se démarque surtout par l’humanité, l’intimité et la profondeur des contacts qui se sont multipliés après une période plus aride d’observation, d’investigation des lieux et d’installation d’une routine de présence dans les cinq secteurs délimités sur notre territoire.

Une expérience à partager

Une opération approfondie d’analyse et d’interprétation est présentement en cours afin de rendre plus accessible la pertinence de cette mission. Mais à ce jour nous pouvons confirmer que cette aventure encore assez neuve nous a permis de mieux cerner les préoccupations, les défis, les misères, les valeurs et les rêves de cette génération des 18-30 ans. Les comptes rendus fidèles et constants des missionnaires urbains nous font communier aux multiples facettes sous lesquelles se révèle leur recherche spirituelle.

Notre jeune mais probante expérience nous conduit cependant à affirmer que cette oeuvre de terrain nécessite des qualités et des aptitudes assez particulières de la part des missionnaires. L’art du contact n’est pas suffisant. En plus d’une foi consciente, il leur faut porter en eux-mêmes l’enracinement chrétien puisqu’ils se retrouvent très souvent dans des espaces et parmi des personnes qui ne les sécurisent pas sur ce plan. La patience et la connivence avec l’Esprit sont deux piliers de ce type de présence au monde des jeunes. L’écoute profonde est évidemment irremplaçable pour poursuivre un dialogue gratuit, non récupérateur qui s’intéresse au vécu et au désir du jeune rencontré.

L’aptitude vocationnelle et professionnelle la plus percutante de ces envoyés par l’Église se trouve dans leur capacité à progresser dans le contenu de la rencontre de façon ajustée. Leur seul intérêt est alors de permettre à l’interlocuteur de mieux se connaître et d’approfondir son désir et ses valeurs. La saisie intérieure des liens entre développement humain, expérience spirituelle et croissance de la foi est éminemment associée à ce fin travail de présence et d’écoute afin que, le moment venu, ils puissent témoigner ou proposer un aspect plus explicite de l’espérance chrétienne.

Interpellation en Église

Les nombreux contacts réalisés depuis plus de deux ans maintenant, et la richesse de leur contenu, nous confrontent durement à la difficulté d’assurer la survie financière de la Mission Urbaine. Ceci pose une question plus large sur notre volonté, en Église, d’opérer des percées dans une direction plus spécifiquement missionnaire. Et pourtant nous sommes conviés à réinvestir ce terrain des premières rencontres où se tissent des liens de confiance crédibles pour parler de l’expérience fondatrice de nos vies de disciples. Il nous faudra bien consentir à ce champ d’évangélisation que nous n’avons jamais vraiment eu à parcourir avant que se fassent sentir les conséquences de la rupture culturelle des années soixante.

Nous désirons exprimer notre gratitude à toutes les personnes qui ont contribué à l’émergence de ce petit germe que sont Mission Urbaine et les projets semblables. Nous aurons peut-être assez attiré l’attention dans cette direction incontournable de notre mission ecclésiale, bien qu’elle soit moins visible ou selon certains regards, moins rentable. Dans les années qui viennent, l’intérêt et le support des collaborateurs en Église seront garants des avancées. Nous continuerons de proposer l’Heure de comMUnion dans différents espaces communautaires paroissiaux, religieux et autres afin que, dans la prière, nous portions cet amour des jeunes et nourrissions le feu de la mission auprès d’eux.

Pierre Gastonguay, Superviseur du travail des missionnaires, Pour le Conseil d’administration de la Mission-Urbaine  

Pastorale Québec, Vol. 116, No 8, 31 août 2004

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Raymond Giguère est un nouvel animateur de pastorale récemment engagé pour la Mission Urbaine (MU) et il vient de terminer ces études à la maîtrise en théologie. Raymond possède déjà une riche expérience des jeunes et de la vie. L’équipe de rédaction du Rapporteur a pensé vous présenter de petit nouveau.

 En tant que chrétien, je me suis toujours intéressé aux valeurs spirituelles. J’ai d’abord étudié et travaillé dans les loisirs. Par la suite, j’ai surtout travaillé

 Dans le monde des affaires. Après 13 ans, comme cadre dans une grande entreprise, en 1994, j’ai quitté parce que j’en avais ras le bol de la manière de fonctionner : que le profit prédomine sur les besoins humains. Je n’ai pas accepté de devenir un bourreau pour mes employés… et je ne l’ai pas regretté.

 Après avoir travaillé un an à mon compte. J’ai décidé d’entreprendre mes études en théologie. Durant ma formation au baccalauréat, j’ai aussi fait une formation missionnaire laïque pour les missions étrangères. À l’époque, j’ai pensé partir pour le Chili, puis je me suis dit qu’il serait pertinent de faire mission ici, au Québec.

 En faisant ma maîtrise, je me suis questionné fortement sur l’expérience du manque chez les jeunes. Mon sujet de maîtrise m’a donc préparé pour vivre l’expérience de la mission Urbaine tout en continuant au doctorat.

 Ce n’est seulement qu’à l’automne que j’ai pris connaissance du projet MU… Je crois en la convergence dans la vie : déjà dans mon mémoire de maîtrise, je favorisais des rencontres informelles avec les jeunes comme lieu d »accompagnement sans connaître l’existence du projet de la Mission Urbaine. À mon avis, ce projet est vraiment adapté aux besoins des jeunes aujourd’hui pour les rejoindre dans leur quête de sens.

 J’aime et je crois beaucoup dans les jeunes et dans ce que je fais.  Ça prend une bonne dose de patience et de persévérance pour vivre une telle expérience car que je me retrouve souvent en terrain inconnu.

 Au plaisir dans l’avenir de connaître certains d’entre vous!

Le Rapporteur  vol 07 # 1   Février 2002

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Le J du MU

Depuis déjà sept mois , un projet missionnaire a commencé au coeur de la zone urbaine en vue d'aller sur le terrain des jeunes-adultes. Il m'a semblé important de nous rappeler ce projet inusité. Déjà un rapport  d'étape est en préparation. Pour l'instant, j'ai voulu capter votre attention en optant pour une lettre de l'alphabet, le J

Pour certains le J de Mission Urbaine réfère à Jeunes-Adultes. Pour d'autres, le J de Mission urbaine réfère à Jésus qui " sur les chemins du quotidien nous apprend à ressusciter, à croire que Dieu se consacre au bonheur du monde, à espérer que la vie ait un sens, à écouter l'esprit en nous". Le J de Mission Urbaine peut aussi rappeler les Jeudis. En effet, depuis octobre dernier, à chaque Jeudi, l'équipe du MU, Denis Béland, Nicolas Desbiens et Serge Morin, se réunit pour un temps de prière. Au cours de cette heure hebdomadaire, plusieurs personnes partagent cette heure de communion avec le Dieu de Jésus-Christ. À six ou vingt personnes, ils portent dans la prière, des femmes et des hommes croisés, rencontrés au coeur de la dernière semaine. Dans la joie de se retrouver en sa présence, on y dépose ensemble les avancées, les échecs, les miettes d'espérances glanées au cours de la semaine achevée.

Le Jeudi Saint, l'équipe a fait relâche pour animer une émission spéciale à Radio-Galilée de 90 minutes; la nuit la plus longue.

Il faut rappeler que dès le 19 avril, c'était la reprise de l'heure de prière habituelle. À chaque Jeudi de 22:00 à 23:00 à l'église Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle Serge, Nicolas et Denis, nous y attendent. C'est une invitation Jeudi après Jeudi... jusqu'au 18 juin prochain.

Si les bateaux ont un port d'attaches, Mission Urbaine a son heure de prière. Après 23:00, l'équipe des trois largue à nouveau les amarres. Ils repartent sur la route à la croisée des chemins de Jeunes-Adultes qui se regroupent dans les cafés, les bistros, etc.

On se donne dons rendez-vous à un de ces Jeudis, à ce temps privilégié pour communier avec ce Jésus qui nous précède et nous attend sur les chemins quotidiens de notre vie.

Marthe Boudreau, animatrice régionale.  

 

De Paroles et d'Actions * Vol.6   Numéro 6    Avril 2001

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MISSIONNAIRES  URBAINS

Septembre 2000, les places publiques , cafés et bars de Sainte-Foy et des villes limitrophes se voient investi de nouveaux quidams; les missionnaires urbains! Espérances et défis d'un projet qui suscite beaucoup d'intérêts.

La petite histoire

Déjà depuis un bout de temps les communautés de St-Jean-Baptiste-de-la-Salle et St-Thomas-d'Aquin se questionnaient face à la concentration de jeunes adultes résidants dans les secteurs avoisinants les cégeps et l'université. Au printemps 1999 un comité est mis sur pieds pour tenter d'élaborer ce que l'on nommait à l'époque, une "pastorale territoriale auprès des jeunes adultes - secteur Sainte-Foy/Québec". Pendant un peu plus d'un an, nous avons ébauché, questionné, espéré et finalement accouché du "projet missionnaire en milieu urbain". Le fruit de notre travail fut alors présenté à l'Archevêque de Québec. Concrètement, le libellé de notre proposition se traduisait comme suit, "Nous proposons que soit mis en place un projet missionnaire en milieu urbain avec les jeunes adultes de 18-30 ans pour expérimenter un agir pastoral modelé à la culture, aux conditions de vie et aux appartenances diverses de jeunes adultes". La réaction fut on ne peut plus positive. Un accord de principe était donné. Nous avions le feu vert pour rendre le projet effectif dès l'automne.

Mode d'emploi

Concrètement, Serge Morin, anciennement pasto de rue sur la rive sud, et moi-même sommes engagés pour le travail terrain. C'est Denis Béland qui assure la coordination à temps partiel. Un comité de soutien voit au financement, à la logistique et à la pérennité du projet. Le mandat de l'équipe est issus d'un décret du Vicaire Épiscopale. Pour le travail terrain, nous avons privilégié l'approche de Travail de rue. Cette expertise en matière de présence au sein du monde s'avère incontournable pour nous.

Mission impossible?

Accompagner, être-là, développer une "relation d'être", privilégier la tendresse du geste ordinaire et entrer dans le quotidien des jeunes adultes. Entretenir un rapport égalitaire sans chercher à normaliser. Être présent avec notre spiritualité. Ne pas chercher à faire sensation, ni être efficace, ni avoir le pouvoir; tout comme Jésus au désert! Rencontrer nos peurs, nos préjugés, nos principes et revenir, être encore là demain. Voilà le défi que nous nous sommes engagés à relever. Nous avons la conviction qu'à la suite de St-Benoît-Labre, une telle présence peut transformer. Tout reste encore à faire, bien sûr, le chantier est vaste et le projet de longue haleine.

Un tel projet, aussi novateur soit-il dans notre diocèse, ne saurait suppléer à la pastorale dans les paroisses. L'approche missionnaire et l'agir pastorale ne sont pas la même réalité. "La pastorale est l'art (...) qui consiste à guider et à nourrir le peuple de Dieu déjà assemblé. La mission, au contraire, se trouve en face d'une masse qui ne s'est pas encore constitué en peuple de Dieu ou qui ne l'est plus. La pastorale se déploie à la maison, dans l'église. La mission consiste à sortir au-dehors, vers ceux qui suivent d'autres routes; elle sort de chez soi pour aller interroger les différences". Bien sûr, ces positions ne sont pas hermétique et, loin de s'affronter, elles se complètent comme les deux poumons de la communauté.

18-30 ans: les années oubliées...

Nous avons fait le choix d'accompagner les 18-30 ans dans leur quête de sens. Ceux-là plus que les autres parce qu'ils sont trop souvent laissés pour compte. Pourtant il s'agit bien d'une période d'effervescence tant au plan psychique, physique que spirituel. Un temps précieux qui se prête au dialogue où toute espérance naît d'une parole entendue. le choix, cependant, implique certains ajustements. les jeunes adultes ne forment pas un bloc monolithique, ils sont de culture aussi variés que diverses. Ils ne se rattachent pas à un territoire défini mais fonctionnent plutôt par réseaux. Ils sont souvent en période de transition et sont beaucoup moins amorphes que le sondage Léger & Léger du Sommet de la jeunesse a tenté de nous faire croire.

Peut contenir du béton

Pourquoi avoir choisi le milieu urbain? Premièrement parce que c'est précisément là que les jeunes sont. Deuxièmement, parce que, bien que je ne veuille rien enlevé à notre soeur la nature avec ses lacs, sa verdure et sa grosse paix, je crois que Dieu se rencontre tout aussi bien, sinon davantage, au coeur de la ville. " Tout est question de regard, de sensibilité, d'attention, d'écoute. (...) C'est du dedans que vient la capacité de découvrir dans la ville les signes qui disent le royaume..."

L'avenir est à ceux qui se couchent tard

Nous sommes présentement à arpenter le terrain, à explorer les rites et les rythmes du milieu. Ça prend six à neuf mois selon les Travailleurs de rue. La phase II sera l'insertion et l'intégration... Jusqu'à deux ans! Un projet de longue haleine, disions-nous. De son côté le comité de soutien enclenche la levée de fonds. Nous souhaitons assurer les prochaines années et surtout féminiser notre équipe en engageant au moins "une" missionnaire.

L'occasion est belle de vous inviter à notre temps de communion tous les jeudis de 22h à 23 à l'église St-Jean-Baptiste-de-la-Salle, Nous y prendrons du temps pour prier pour les jeunes, nos projets, l'Église et le reste.

Nicolas Desbiens

pour l'équipe des missionnaire de rue

 

Pastorale Québec

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Mission Urbaine

Mission Urbaine est une initiative missionnaire au coeur de la région de Québec. L'intuition de base de ce projet d'église est de croire que les jeunes adultes doivent être rejoints là où ils sont. Fruit d'une longue réflexion, une équipe de 3 missionnaires de rue travaille déjà sur le terrain.

Mission Urbaine est une approche missionnaire dans la ville qui compte jouer un rôle complémentaire aux initiatives pastorales en paroisse.

L'équipe de la Mission Urbaine cherche d'abord et avant tout à développer la spiritualité de la présence gratuite, patiente et agissante de Dieu au sein du monde. Mission Urbaine a choisi le créneau des jeunes adultes, 18-30 ans. Diverses études ont su démontrer un manque de présence à ce niveau. Les jeunes ne fonctionnent pas par territoire ecclésial. Cette nouvelle façon de faire église veut donc dépasser les limites traditionnelles des paroisses et ouvrir son champ d'action pour rejoindre ces jeunes adultes. Afin que le projet atteigne son objectif, le travail se veut en concertation avec les paroisses.

Des projets similaires existent déjà ailleurs. Toutefois, ce projet est une nouveauté dans le diocèse de Québec. La méthode de travail s'apparente à celle des travailleurs de rue qui possèdent une expertise dans la manière d'être présent dans un réseau ou dans un milieu. Cependant la Mission Urbaine amène une couleur particulière qui est celle du sens à donner et de la spiritualité à approfondir.

Discrètement, une équipe de missionnaire envoyés par l'Église de Québec a commencé à contempler, explorer et intégrer le milieu. Mission Urbaine est un jeune projet à l'image de ceux et de celles avec qui l'équipe se propose de marcher tout comme l'ange a accompagné Tobie (Tb 5,4-5)

 

Introduction du Cahier des Voltigeurs pour le concert bénéfice de Noël 2 décembre 2001

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Mission Urbaine  Une nouvelle façon de faire Église avec les jeunes
 

Mission Urbaine est une initiative missionnaire au coeur de la région de Québec. L'intuition à la base de cette mission d'Église est de croire que les jeunes adultes doivent être rejoints là où ils se trouvent. Mission Urbaine est le fruit d'un groupe de réflexion formé par des intervenants des régions pastorales Lorette/Louis-Hébert/Portneuf et Laurentides/Québec-centre. Déjà, une équipe de deux missionnaires oeuvre sur le terrain. je vous en présente un. Il s'agit de Nicolas Desbiens qui a bien voulu répondre à quelques-unes de mes questions.

En quelques mots Nicolas, qu'est-ce que Mission Urbaine?

Mission urbaine est une approche missionnaire dans la ville. L'Église peut être comparée à deux poumons l'un pastoral et l'autre missionnaire. Actuellement, en paroisse l'accent est mis sur la pastorale. Mission urbaine se veut avant tout missionnaire. Dans un contexte de post-modernité et dans une société qui se déchristianise, nous voulons annoncer l'Évangile aux masses, aux jeunes et les rejoindre là où ils sont. Notre rôle est donc complémentaire aux initiatives pastorales en paroisse.

Parlez-moi de l'équipe missionnaire de Mission Urbaine?

Nous voulons faire Évangile. Nous voulons être envoyés un peu comme les apôtres, deux par deux. Cette année, le budget nous a permis d'engager trois personnes: un coordonnateur (2jrs/sem.) et deux missionnaires sur le terrain(un à temps plein et l'autre à 3 jrs/sem.). Nous espérons dans un avenir rapproché "féminiser" notre équipe en engageant des jeunes femmes missionnaires.

Quel est la spiritualité missionnaire de Mission Urbaine?

Nous voulons développer d'abord et avant tout la spiritualité de la présence gratuite au sein du monde. Nous voulons nous intéresser à la condition humaine des personnes rencontrées: être un peu contemplatif. Une présence patiente aussi. Nous souhaitons que le projet s'échelonne sur cinq ans au minimum. Nous croyons aussi en la spiritualité  de la présence agissante de Dieu. Nous sommes déjà sauvés. Dieu travaille déjà dans les milieux que nous allons visiter . Nous allons être si possible des catalyseurs de l'Esprit saint. Il y a finalement une présence de Dieu à partager et à célébrer, c'est-à-dire vivre l'Église avec ceux et celles qui ont reçu la grâce de découvrir Dieu agissant au coeur de leur vie.

À qui s'adresse Mission Urbaine?

Nous avons fait le choix du créneau des jeunes adultes(18-30 ans). En effet, des études ont démontré qu'il y avait une manque de présence à ce niveau. Les jeunes ne fonctionnent pas par territoire écclésial. Mission Urbaine veut donc dépasser les limites traditionnelles des paroisses et ouvrir ainsi des champs d'action pour rejoindre ces jeunes. C'est en travaillant en concertation avec les paroisses que nous pourrons atteindre cet objectif.

Quel est l'originalité de Mission Urbaine?

Ce n'est pas un projet qui est neuf en soi, mais il l'est pour notre diocèse. Je sais qu'il y a d'autres avancées entre autres dans le diocèse de Montréal et en Europe aussi. Nous sortons des créneaux habituels de la pastorale jeunesse. Cette dernière est essentielle, mais nous essayons de développer le créneau de la présence sur le terrain. Nous voulons rejoindre les jeunes dans leur lieu commun. Nous n'offrons pas un service où les jeunes viennent chercher quelque chose. Nous espérons "marcher avec" les jeunes tout comme l'ange accompagne discrètement Tobie dans le texte de la Bible(Tb5,4).

Qu'est-ce que le missionnaire va faire sur le terrain?

Nous avons pris l'approche du travail de rue. Les travailleurs de rue ont déjà une expertise dans la manière d'être présent dans un réseau, dans un milieu. Nous ne réinventons pas la roue. Nous voulons utiliser cette pratique. Cependant nous amenons une couleur qui est différente, celle du sens à donner et de la spiritualité à approfondir, c'est-à-dire la présence de Dieu dans le monde. La première année du projet en est une d'exploration et d'intégration dans le milieu pour nous permettre de comprendre la culture des jeunes et de devenir signifiant. Il faut investir sur la présence dans le milieu.

Qu'est-ce qui vous enthousiasme dans votre nouvelle mission?

Il s'agit d'un très grand défi. Cela me fait un peu peur, mais c'est stimulant. J'imagine que c'était la même chose pour tous les missionnaires en pays étrangers. Ils ont à apprendre la langue et la culture locale pour entrer en contact et en communion avec les gens. Nous allons faire l'expérience de quelque chose de plus grand que nous: comment vais-je rencontrer le Christ vivant et comment vais-je le faire rencontrer?

Une mission au coeur de la ville. Aller porter l'Évangile aux jeunes adultes. Rencontrer le Christ et le faire rencontrer . Donner du sens. Voilà tout un défi. Discrètement, une équipe missionnaire envoyés par l'Église de Québec se propose d'essayer de le réaliser. Mission Urbaine est un jeune projet, jeune à l'image de ceux et celles qu'il se propose d'évangéliser.

Simon Boulanger. Membre de l'équipe pastorale. Paroisse Notre-Dame-de-Foy à Sainte-Foy.

 

L'Appel - 1 octobre 2000 page 15

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