Québec 2008-2108: Bien sûr, le siècle dont il parle n’est pas terminé, il n’aurait commencé qu’avec la deuxième guerre mondiale en 1939-1945. Par prospérité on peut comprendre tout ce à quoi a donné lieu le pétrole en facilitant le déplacement des personnes, en motorisant l’industrie et l’agriculture, en permettant le transport d’une multitude de matériaux et d’objets. Le tout a donné une société de production et de consommation alphabétisée au profit de personnes morales exploitées par des oligarches, des spéculateurs, des gestionnaires et des actionnaires. La suite de Québec de 2008 à 2108 va prendre place dans ce contexte de sevrage d’un pétrole devenant de plus en plus rare et cher, de recherche de formules à son remplacement comme source d’énergie et d’un art de vivre axé sur un essentiel qui reste à déterminer et propager. Pour allumer nos lumières et nous convaincre d’agir, voici quelques chiffres tirés de La face cachée du pétrole et quelques réflexions. Consommation du pétrole Les humains auraient à date consommés 944 milliards de barils de pétrole, surtout depuis 1960. Des experts rigoureux affirment que la terre en contiendrait exploitables dans l’état actuel des connaissances et des pratiques encore 900 milliards de barils, des profiteurs 1,5 trillion, soit 1 500 milliards. Avec ces réserves, on en aurait encore pour 30 à 45 ans au rythme actuel de consommation de 30 milliards de barils par année. On en a pour moins que ça en fait car ce rythme augmente sensiblement en Chine et en Inde pour ne mentionner que ces deux pays en développement bondés de monde et il faudrait bien en garder un minimum pour après. J’ai lu dans Mal de terre de Hubert Reeve qu’en exploitation nucléaire, on se soucie du sort du monde en prévoyant pour 300 ans. En pétrole, on ne pense guère qu’au présent, préserver des valeurs occidentales officiellement, produire et consommer au profit de personnes morales sans morale particulière autrement vu. “Le transport reste le premier secteur consommateur de pétrole, qu’il s’agisse de voitures, camions, bateaux ou avions. Près de 50 % de toute la consommation mondiale sont consacrés à ces domaines d’activités.” Pour le reste ? Il y a 27 ans, un expert de l’Institut français du pétrole, Jean-Claude Balaceanu, affirmait: “Qu’est ce que la société de consommation, sinon le pétrole ? Tout est en pétrole.” En 1979 déjà, Barry Commoner estimait à plus de 80 000 le nombre de produits où le pétrole sert de matière première. On en serait maintenant à 300 000. Il faudrait bien garder un peu de pétrole pour ces produits. Je répète, en exploitation nucléaire, on se préoccupe de la suite de l’humanité sur un horizon de 300 ans au moins. “Durant les années 1960, le monde consommait annuellement environ 6 milliards de barils, alors qu’entre 30 et 60 milliards de barils étaient découverts chaque année. Désormais, le ratio s’est totalement inversé: nous consommons plus de 30 milliards de barils par an, alors que les découvertes réalisées chaque douze mois n’excède plus 4 milliards de barils.” Les découvertes de champs pétroliers ont atteint un point culminant mondial en 1965 avec 66 milliards de barils et connaissent depuis une courbe de plus en plus décroissante. Éric Laurent se demande si un plafond d’extraction n’aurait pas été atteint en 2001. Si ce n’est pas le cas, il est convaincu que le plafond aurait été atteint en 2005. Exxon, un exploitant majeur, admet maintenant qu’il sera atteint en 2009. “Les Américains ne représentent que 6 % de la population mondiale mais consomment 33 % de toute l’énergie produite à travers le monde”. “90 % des émissions de CO2 proviennent de la consommation de pétrole et les Américains sont responsables de près de 30 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre”. La consommation annuelle par habitant y est de 28 barils alors qu’en Chine, elle n’est que de 1,8. Là, elle est en rattrapage cependant depuis quelques années ainsi qu’en Inde et aux nombres qu’ils sont... En Europe de l’ouest, c’est 17 barils. À Québec ? Robert Charlebois a-t-il raison quand il chante: “Vivre en ce pays, c’est comme vivre aux États-Unis” ? Selon L’État du monde 2005, les États-uniens ont consommé 8 tonnes équivalent pétrole par habitant en 2001, les Canadiens 7,98. Suite à cette vérification rapide, il semble que dans Américains plus haut, il faille inclure les Canadiens et les Mexicains pour arriver à 6 %, 445 millions sur 6,6 milliards. Robert a raison étant donné qu’il précise “à part le soleil”. La capacité de production À plusieurs points de la terre, le maximum possible de production pétrolière serait dépassé, le déclin serait en cours. Par exemple aux États-Unis, en 1970, il se produisait 9,6 millions de barils jour (b/j). En 2005, c’est moins de 3 millions. Depuis le milieu des années 1990, le déclin de la production y est de plus en plus rapide, le pays importe plus de 50 % de sa consommation, le Canada en est maintenant le principal fournisseur. Au Gabon, en Indonésie, au Mexique, en Norvège, c’est aussi le déclin. En Alaska, à Prudhoe Bay, un gisement découvert en 1968, on observe une chute de 1,5 millions de b/j à 320 mille depuis 1989. En Russie, à Samotlor, chute de 3,5 millions de b/j à 320 mille en 1983. La Russie aurait atteint son pic pétrolier en 1987 à 12,5 millions de b/j. On y a produit 9 millions de b/j de 2000 à 2004. En Mer du Nord, dans les Forties, la production a chuté de 500 mille b/j à 50 mille en 20 ans. En Chine, le pic aurait été atteint en 2003. Le déclin y est de 3,7 % par année alors que la consommation y est en croissance. En Arabie saoudite où se trouvait 25 % du pétrole au monde, il y a eu une pointe de production en 1979 à 10 millions de b/j. On y est revenu à 8,5 millions sauf au début de 1985. Le point culminant de production aurait été dépassé en 2000. Réserves mondiales déclarées Éric Laurent estime que l’état des réserves mondiales de pétrole est plus bas que les chiffres déclarés le laissent voir. Ainsi, les réserves situées près du Golfe Persique auraient été surestimées de 46% en 2003. En Arabie saoudite, où se trouvaient 25% du pétrole mondial, dont 17 % au gisement Ghawar seulement, aucun gisement d’importance n’a été découvert depuis 1967. Les ressources pétrolières du pays sont bien inférieures aux chiffres officiels publiés et les principaux puits révèlent des signes inquiétants de ralentissement. Le déclin de Ghawar marquerait celui irrémédiable des approvisionnements mondiaux. Ce puit a été endommagé en 2004, il décline à 8 % par an. Toujours en Arabie Saoudite, en 1991, les réserves prouvées passent de 169 à 260 milliards de barils non à la suite de découverte d’un nouveau champ mais d’un exercice comptable. En 1970, l’Aramco estimait à 60 milliards de barils le pétrole pouvant être extrait. Revue par la Compagnie nationale saoudienne en 1976, l’estimation des réserves restantes grimpe à 125 milliards. En 1986, les Saoudiens affirmaient que leurs réserves exploitables se montaient à 260 milliards. Les compagnies constituantes de l’Aramco qui exploitent ces champs n’ont jamais été à plus que 130 milliards. La production officielle affichée en 2004 s’élevait à 9,5 millions de b/j. Simmons, un banquier s’occupant de financement en pétrole a établi que ce serait plutôt 4,5 à 4,6 millions. En fait, 100 milliards de barils ont été consommés du pétrole d’Arabie. Si les calculs des pétroliers américains se révèlent exacts, Il ne resterait plus que 30 milliards de barils à extraire des sables d’Arabie Saoudite, soit une année de consommation mondiale. À d’autres endroit de la région comme à l’Émirat d’Abu Dhabi, on a augmenté la réserve de 30 milliards de barils en 1985 à 92 en 1988. En Irak, 11 % de la réserve mondiale, l’augmentation a été de 49 milliards en 1985 à 100 milliards en 1988. En Iran, l’augmentation a été de 96,4 fin 1999 à 130 milliards de barils fin 2002. Au Koweït, 9 % de la réserve mondiale, l’augmentation a été de 50 % des réserves en 1991. Pour l’ensemble des pays de l’OPEP, la réserve en 1982 est de 467,3 milliards de barils; réserve en 1991, 771,9, soit une augmentation de 65 % sans découverte importante. Au Kazakhstan, Mer Caspienne, en 2000, puits de Tengiz et Kashagan, l’augmentation est de 18 à 33 milliards de barils. En Russie, en 2005, la réserve serait de 60 milliards de barils. À Mukluk, en Alaska, on a découvert de l’eau salé au lieu de pétrole après un investissement de 2 milliards $. L’exploration pétrolière devient de plus en plus coûteuse et risquée maintenant qu’il faut aller à de plus grande profondeur: forage en mer à 3 000 mètres, puit à 11 000 mètres. Peut-être faut-il en prendre et en laisser d’Éric Laurent. Dans un article du Soleil publié le 12 septembre dernier, Réjean Lacombe expose que la réserve de pétrole bruts en Arabie Saoudite est de 267 milliards de barils plutôt que 30 ou 160. Où est la réalité entre ces trois quantités ? Au rythme de 30 milliards de barils par années, à partir des chiffres de Oil & Gaz Journal 2005, l’humanité aurait encore du pétrole pour 37 ans en incluant les six années de grâce grâce aux sables bitumineux de l’Alberta. Éric Laurent n’en parle jamais de ce pétrole peut-être en raison de la difficulté à l’extraire rapidement en abondance et sans trop de pollution. Breaking news Éric Moreault, 14 octobre, Le Soleil. Des sables bitumineux plutôt polluants: leur exploitation cause une hausse des gaz à effet de serre, un gaspillage d’eau et de gaz naturel. “Chaque baril provenant des sables bitumineux produit trois fois plus de GES que la méthode traditionnelle, brûle l’équivalent de cinq barils de gaz naturel et utilise jusqu’à cinq barils d’eau par baril de pétrole”. Sources d’approvisionnement de Québec On peut lire sur Internet, Portail Québec, que “Plus des trois cinquièmes du pétrole brut acheté par le Québec provient des gisements de la mer du Nord (Royaume-Uni et Norvège)”. Laurent affirme que ces gisements sont en déclin. Le reste est acheté au Venezuela, en Algérie, au Mexique, au Moyen-Orient. Le pétrole canadien ne contribue plus que de façon marginale aux approvisionnements en pétrole brut du Québec, après en avoir constitué, au début des années 1980, la source la plus importante. Le fait de faire partie du Canada où se trouverait maintenant la plus grande réserve de pétrole au monde sous forme de sable bitumineux n’est pas une garantie de source d’approvisionnement privilégiée, le Canada est devenu le principal fournisseur des États-Unis. Les deux tiers des livraisons de pétrole arrivent au Québec par oléoduc et le reste par voie maritime. La principale infrastructure de transport utilisée est l'oléoduc Portland-Montréal, qui permet l'acheminement vers les raffineries montréalaises. Production de pétrole brut canadien et ses débouchés Selon l’office de l’énergie du Canada, en 2004, le pays a produit quelque 2,5 Millions de b/j de pétrole brut, dont une tranche de presque 2,2 M ou 90 % en provenance de l’Ouest canadien. La demande intérieure de brut canadien s’élevait à 997 mille barils. De tout le pétrole brut produit au Canada, une tranche de 65 % est exportée aux États-Unis. “Les principaux marchés pour le pétrole brut de l’Ouest canadien sont : le Midwest américain, dont Chicago, Toledo et la région de Minneapolis St. Paul; les provinces des Prairies, en particulier l’Alberta et la Saskatchewan; le PADD IV, qui comprend Billings, Salt Lake City et Denver; les raffineries du sud de l’Ontario; la Colombie-Britannique et l’État de Washington. Le Canada a importé 950 mille b/j de pétrole pour répondre aux besoins des raffineries de l’Est, notamment du Québec et de l’Ontario. Dans l’ensemble, le pays a réalisé des exportations nettes de quelque 630 mille b/j)”. Évolution du prix du baril À l’époque de sa découverte, de 1860 à 1861, le prix du baril est passé de 20 $ à 10 cents tellement la demande devint inférieure à l’offre. En 1900 il était remonté à 1,20 $ et ce prix était toujours en vigueur en 1945. En 1950, le baril se vendait 1,70 $, en 1960, 1,80 $. La crise de Suez en 1955 a causé une pénurie à l’hiver 56-57 et une augmentation de 30 cents le baril. En 1973, avec la création de l’OPEP, le prix du baril a finalement plus que doublé de 5,20 $ à 11,65. En 1974, à la pompe, l’augmentation a été de 38,5 à 55,1 cents le gallon américain (de 10 cents le litre à 14,56). En 1979, le renversement du Shah d’Iran par Khomeyni, a propulsé pour quelque temps le prix du baril à 40 $. En 1983, il baisse de 34 $ à 29. En 1986, il chute de 31,75 à 10 $ et jusqu’à 6 $ même. Des interventions politiques le font remonter à 18 $. En 1991, il est encore à moins de 20 $ et pour presque toute la décennie. En 2004 il est à 33 $, mais à la bourse de New York, il grimpe temporairement à 50 $. En août 2005, il dépasse le 70 $, en février 2006, il flirte le 70 $, en octobre il est redescendu à 58 $. De décennie en décennie depuis 1900, en $: 1,20, 1,20, 1,20, 1,20, 1,20, 1,70, 1,80, 3,00 ?, 37,00 ?, 18,00, 18,00 ?, 58,00. Ça sent l’escalade positivement accélérée! Le prix du pétrole a pu être tenu aussi bas pendant si longtemps parce qu’il était exploitable à faible coût, disponible à volonté, au sein d’un marché d’offre plus que de demande. De 1900 à 1945, “Les milliards de barils extraits et achetés à des prix dérisoires subventionnent totalement l’essor industriel des États-Unis et de l’Europe” synthétise Laurent. Désormais, visiblement épuisable sinon rare, il n’est plus aussi facile à exploiter, de plus en plus en demande et sujet aux spéculations. - Et alors ? Quand l’administration Bush va en guerre contre l’Afghanistan ou surtout l’Irak, on peut comprendre qu’il n’y aura plus bientôt assez de pétrole en Arabie Saoudite pour alimenter une forte portion de sa dépendance pétrolière. Il faut rapidement trouver ailleurs. C’est ce que je comprend quand elle parle de sécurité et préservation des valeurs américaines qu’on peut ramener à produire et consommer au profit de personnes morales dont la morale relève d’actionnaires et de gestionnaires de tout acabit. Quand l’administration Harper propose d’enterrer Kyoto, on peut comprendre que la sécurité énergétique des États-Unis dépend plus fortement encore de l’exploitation urgente et inévitable des sables bitumineux. On a dit que si le Titanic avait foncé sur le glacier au lieu de faire marche arrière et barre toute d’un côté pour l’éviter il se serait raccourci de plusieurs dizaines de pieds mais il aurait sans doute continuer de flotter. J’imagine qu’il y aurait eu beaucoup de blessés mais pas de noyés. Est-ce que la présente stratégie de l’administration Bush, dont son conseil de sécurité serait l’instigateur, s’inspire de ce qui n’a pas été fait pour le Titanic... On s’entend pour dire que l’administration Harper est non seulement dans la boite de vitesse de l’équipe Bush mais qu’elle essaie de doubler à l’occasion. - Et la ville de Québec ? J’ai lu le rapport du RTC pour 2005 et pris note de ses ambitions pour 2005-2014. Permettez-moi en passant de saluer le travail qui a été fait par les exs et présents élus municipaux, Mmes Lapointe et Beaulieu, MM. Lafrance, Dupuis, Laliberté, Gardon, Rochon, Shoiry, Blouin, Vaillancourt, Huot, et féliciter M. Marcotte pour sa nomination. Je me réjouis que de 2002 à 2005 le RTC a diminué sa consommation de diésel de 59,9 à 55,9 litres par 100 km. Les nouveaux autobus ont contribué et les chauffeurs tout fraîchement formés se conduisent mieux semble-t-il. Passer de 38 millions de passages en 2005 à 52 en 2014 devrait être facile dans le contexte que j’ai décris. Vieux d’au moins 15 ans, le record de vente de laisser-passer obtenu en novembre dernier, 46 701, augure de ce qui va survenir lors des prochaines hausses du prix de l’essence. Une part modale de 13 % est peut-être un objectif modeste dans le contexte que j’ai exposé quand on apprend ailleurs dans le rapport que la part modale de l'autobus a chuté de 16 % à 10 % entre 1990 et 2001 sur le territoire de la CMQ. Le gros du travail à faire est sur le 87 % restant. Comment s’imputer l’effort entre le conseil municipal, les citoyens pris individuellement ou démocratiquement et les entreprises ? À la Communauté métropolitaine de Québec, on observe ce 87 %. Par exemple on peut lire sur son site “Entre 1996 et 2001, le nombre d'automobiles par personne sur le territoire de la CMQ est passé de 0,6 à 0,8.” En sommes nous rendu à 1 en 2006 ? Comme leurre publicitaire au national socialisme, Hitler n’est jamais allé à plus qu’une auto par famille. “De 1976 à 2001, la distance moyenne entre le lieu de résidence et le lieu de travail des citoyens de la CMQ est passé de 7,5 à 8,6 kilomètres.” Avons-nous atteint 10 en 2006 ? Dans quelle mesure le Plan directeur d’aménagement et de développement 2005 prévoit le rapprochement de la résidence et du lieu de travail ou du lieu de magasinage ? En conclusion, je me répète: “Quand on a à coeur de: “Bâtir, en un mot, une ville pour “le monde”” comme c’était votre programme en 2001 Mme la Mairesse, ainsi que celui de M. Mercier, de Mme Lepage, de M. Côté, de M. Laliberté et de M. Shoiry, dans une telle entreprise, la population est à la fois la ressource et la bénéficiaire, son nombre est déterminant. Si on a à coeur comme Mme Bourget de bâtir “une ville pour le monde et au goût du monde”, la population est encore à la fois la ressource et la bénéficiaire, son nombre est tout aussi déterminant.” Ceci dit, que l’on opte pour le dépeuplement ou le peuplement pour le prochain siècle, il faudra modérer nos transports. En fait, quand elle n’est pas en campagne électorale, Québec n’est pas à bâtir mais à densifier. Elle a hérité d’un bâti irrationnel avec la migration des ruraux à l’époque où l’essence était donnée. La distance avait moins d’importance que le bungalow pour la petite famille. J’ai senti que les concepteurs et responsables du PDAD se sont préoccupés du transport communautaire surtout pour son côté moins polluant, laissant à l’initiative individuelle la réduction du nombre d’heures de travail par semaine par la diminution du temps qu’il faut pour s’y rendre et en revenir. On a choisi de bonnes directions et fait de grands pas mais là où il aurait fallu chausser des bottes de sept lieues. Le coût de la qualité de vie par habitants à Québec serait moindre si elle en comptait le million que les observateurs, experts et élus prévoyaient quand la CUQ a été créée. Le tramway ? Comme Régine 1966 je chante Serge Gainsbourg “Pourquoi un pyjama, à rayure, à fleurs ou à poids, en coton, en fil ou en soie” ! Sérieusement, où et quand ? Si on consacre 3 millions à une étude pour en voir l’utilité et le coût, 80 % de cette somme devrait être consacré à l’aspect démographique. Robert Lachance 6 novembre 2006 |
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