Costumes masculins

Présentation générale
Paysan
L'habit du paysan se compose d'une chainse (chemise) de couleur écrue, à manche longue et aux genoux, portée à même le corps comme une sorte de sous-vêtement. Vient par-dessus la cotte, de même coupe que la chainse mais de couleur et pouvant être décorés. Les hommes portent des braies, et parfois aussi des chausses

Lorsque le temps se fait plus froid, on enfile son aumusse (capuchon), fait de laine, et parfois aussi son bliaut, de laine ou de lin, dépendamment de la saison. Le bliaut est de même coupe que la cotte mais à manches courtes.

En tout temps (mais il est vrai que nous avons un peu de difficultés à convaincre nos hommes du groupe de les porter! ) les hommes portent une coiffe sur la tête.


Voyageur
Voyageur
Le voyageur est de toutes les classes sociales. Il est pélerin, marchand, chevaliers, etc. Ce n'est donc pas sa richesse qui le définit, mais plutôt la présence de vêtements de voyage, ou d'extérieur. Le but est de se protéger du vent, du froid et de la pluie, mais parfois aussi du soleil. Outre l'aumusse et le bliaut déjà mentionnés, on retrouve le plus souvent la chape (cape). Il y a également le manteau et le peliçon.

Noble ou bourgeois
"À la fin du XIIe siècle, le vêtement civil des hommes se modifia complètement: plus de robes longues à manches démesurément larges; plus de ces passenmenteries entrmêlées de pierreries. La tunique descend jusqu'aux chevilles, elle est à manches étroites; le bliaut la recouvre parfois, et une ceinture étroite ceint habituellement la taille." [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]

Ils portent souvent le même type d'habit que le paysan mais se différencie de lui par la richesse des tissus. La cotte et la chainse sont souvent plus longues, puisqu'il n'est pas besoin de dégager les jambes pour travailler. 

Noter en médaillon le bonnet, porté par toutes les classes de la société.


Le costume masculin dans son détail
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Aumusse
"Les aumusses des laïques n'étaient qu'un capuchon avec pèlerine courte y tenant, qu'on portait dehors pour préserver la tête et le cou du froid. Celles des femmes étaient un peu plus longues que celles des femmes et taillées différrement [...] On les doublait souvent alors de fourrures." [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]



Bliaut
"Robe de dessus, longue, tenant à un justaucorps ou corset. Ce nom s'applique aux robes de dessus des hommes et des femmes pendant le XIe, XIIe et XIIIe siècles. [...] Le bliaut était commun aux hommes et aux femmes; quant à la forme de ce vêtement, elle différait pour l'un et l'autre sexe. Le bliaut des femmes était lacé. [...] À dater des premières années du XIIe siècle, les hommes nobles portent des robes longues descedant jusqu'aux chevilles, et par-dessus un secconde robe plus courte, qui est le bliaut. Sur le bliaut on posait le manteau, qui était commun aux hommes et aux femmes. [...] [la première image] suppose le bras gauche étendu pour faire voir la forme de la manche de la robe; sur cette robe est posé le bliaut, qui [...] est d'une extrème simplicité de coupe. [...] Ces bliauts étaient, au commencement du XIIIe siècle, ornés de bandes d'ornements, d'orfais, de broderies, le long des fentes latérales." [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]

 








Photo des braies courtes
à venir
Braies
Les braies, les culottes du Moyen-âge, font office également office de sous-vêtements. "Les braies sont le caleçon plus ou moins long, plus ou moins serré [...] Pendant les Xe et XIe siècle, on portait des braies larges et courtes avec des chausses, ou longues sans chausses." [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc] Il faut donc d'abord distinguer deux sortes de braies, les longues et les courtes.

Les brais longues
"Voici un moissonneur (1ère image) nu jusqu'à la ceinture et vêtu de braies serrées autour de la taille par un bourrelet d'étoffe. Ces braies sont fendues du jarret à la cheville et attachées sur les souliers par des cordons. Ce caleçon, très large, pouvait être ainsi relevé et laisser le bas des jambes nu (2e image)." [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]

Les braies courtes
Elles se portent aux genoux, à mi-cuisses, ou aux hauts des cuisses. On les attache à la ceinture, ou "brayer". "Ces sortes de braies courtes sont parfaitement indiquées dans la Tapisserie de Bayeux. [...] Dans la même Tapisserie, on voit des hommes qui, pour tirer les barques sur le rivage, ont ôté leurs chausses et ont relevé l'extrémité de leurs braies sous la ceinture ou braiel, laquelle était d'étoffe pareille et enroulée autour de la taille. Lorsque les jambes étaient réunies, ces braies formaient une sorte de jupon (3e image). [...] Il est à croire que ces braies larges étaient spécialement adoptées par les Normands." [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]


Cape (ou chape, pluvial, planète) 
"Il ne faut pas confondre la chape avec le manteau; la chape est parfaitement ronde, avec un trou au milieu pour laisser passer la tête, ouverte ou fermée et habituellement garnie d'un capuchon. [...] Les religieux et religieuses portaient en voyage la cape fermée, toujours sans manches. [...] Ce vêtement fut, pendant tout le cours du moyen âge, porté indifféremment par les hommes et les femmes, soit dans les ordres, soit laïques.[...] Pour faire usage de ses mains, il fallait nécéssairement relever les bords de la cape, ce qui donnait de très beaux plis.
    Cette cape fermée ne pouvait être mise qu'en passant la tête par l'orifice du milieu auquel était adapté le capuchon. Parfois ces capes étaient doublées de fourrures; elles étaient, en voyage, portées par les femmes aussi bien que par les hommes." [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]

 C'est la chainse à Laurent
"Tunique de dessous, à manches, fermée, faite de toile de lin ou de chanvre. [...] Les chemises des hommes étaient courtes, celles des femmes très longues et descendant jusqu'au pieds, pendant le XIIe siècle. [...] Ces chemises étaient faites, pendant le XIIe siècle et jusqu'à la moitié du XIIIe, à petits plis et bordées (pour les femmes comme pour les hommes) de ganses et fils d'or au col et aux manches, qui restaient visibles.
    C'est sur cette chemise qu'on mettait le bliaut, et habituellement une première robe sous celui-ci (cotte).
    Les hommes nobles portaient des chemises à petits plis sous la robe ou le bliaut, et même, quand il faisait très chaud, directement sous le manteau; ces chemises étaient des tuniques de descendant que jusqu'aux genoux et à manches assez justes." [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]
 
 
Chausses
Par-dessus les braies courtes (et même parfois les braises longues), on tire les chausses. Elles sont faites de lin ou de laine, dépendamment de la saison.
"Les chausses sont bien ce que nous appelons aujourd'hui bas, c'est-à-dire le vêtement des jambes et des pieds. Les chausses étaient souvent d'une autre couleur et d'une autre étoffe que les braies; on en faisait de drap, de tricot, de laine ou de soie; et dès les premiers temps du moyen-âge ces chausses étaient brodées, ou garnies de passementeries et même de perles ou de pierres précieuses." [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]
 
 
Coiffe  
"Bonnet de toile, de laine ou de soie, juste à la tête, que les hommes nobles et riches bourgeois portaient sous le chaperon, et les gens d'armes sous le heaume. Les gens de métiers, les artisans, dès la fin du XIIe siècle, portaient une coiffe de toile ou de laine, suivant la saison, qui enserrait les cheveux, couvrait les oreilles et s'attachaient sous le menton. Ce genre de coiffe est adopté par tous les hommes de la classe inférieure occupés de travaux manuels." [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]
 
  Cotte
"Le mot cota ou cotta est employé dès le XIIe siècle pour désigner une tunique à manches, communes aux hommes et aux femmes. [...] C'est donc, à proprement parler, la tunique. [La cotte des hommes] est parfois désignée comme chemise de dessus, et c'est qu'en effet la cotte est le vêtement posé immédiatement sur la chemise, et qui appartient à toutes les classes, aux nobles comme aux vilains. On voit [...] des personnages revêtus de la cotte descendant aux genoux, avec ceinture à la taille recouverte par les plis de l'étoffe, riche galon formant collier et descendant droit de la poitrine au nombril; les manches de ces cottes sont serrées, avec poignets ornés de passementeries et de pierreries. [...] [Au XIIe siècle], les gens du peuple, les ouvriers portaient des cottes dont la coupe était la même que [sur l'image]; et en travaillant, ils relevaient dans la ceinture les pans de la jupe et de chemise, qui tombait sur les braies." [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]


Manteau
"Depuis le VIIIe jusqu'au XIIIe siècle, les manteaux quandrangulaires et semi-circulaires plus ou moins amples paraissent invariablement adoptés. Toutefois, la manière d'attacher le manteau semi-circulaire diffère. Tantôt, ainsi que le montre l'image, c'est une agrafe ou fibule en métal qui retient  ses bords sur l'épaule droite; tantôt ce sont deux bandes d'étoffe fixées à l'un des bords et qui passent dans une boucle ou dans un anneau de métal." [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]


Objets et accessoires


Agrafe
"La fibule antique est le point de départ de ce bijou, qui était destiné à réunir sur l'épaule ou sur la poitrine les deux bords du manteau ou de la chape, et encore à fermer l'ouverture antérieure de la robe. [...] on trouverait cent exemples différents de ces objets adoptés pour les vêtements des deux sexes et par toutes les classes. [...] On abandonna, au XIIe siècle [la fibule mérovingienne], et on le remplaça par des agrafes dont les deux parties étaient cousues aux bords du vêtement.
  Les petites broches furent en usage à dater de cette époque, pour fermer le haut des robes et quelquefois le mateau des femmes."  [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]
Aumoniere
Aumônière et ceinture
Aumônière
"Petit sac avec coulant ou fermoir, qu'on pendait à la ceinture et qui contenait les objets dont on se servaient habituellement, de la monnaie. Depuis le XIIe siècle jusqu'au XIVe, l'aumônière est le complément indispensable du vêtement journalier des deux sexes; on ne quittait guère son aumônière que lorsqu'on se parait, qu'on s'armait ou qu'on restait chez soi. La forme la plus ancienne de l'aumônière est celle d'un petit sac, avec deux cordons (coulants) pour le fermer, et un autre cordon pour l'ouvrir et le suspendre à la ceinture" [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]
Ceinture
Ceinture
Ceinture
"Au XIIe siècle encore, les hommes nobles, dans la vie civile, ne portaient pas habituellement de ceinture; les courroies entourant la taille n'étaient adoptées que les les gens du peuple, afin de maintenir la tunique courte." [Encyclopédie médiévale, Viollet-le-Duc]

Costume - Costume féminin
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