SAINT-LAURENT, le chevalier de

Claude de ROUX, sieur de SAINT-LAURENT : administrateur colonial français (mort à la Martinique, 31 mars 1689).

Chevalier de Malte, il assuma le gouvernement de la partie française de Saint-Christophe dès la mort de son collègue Charles de Sales (22 avril 1666), obtenant ensuite le titre de commandeur dans l'ordre de Malte. En février 1682, au départ du comte de Blénac pour la France, il assura l'intérim du gouvernement général des Isles d'Amérique. En 1684, il accompagna l'intendant Bégon dans sa tournée d'inspection à Saint-Domingue: tous deux retournèrent aux Isles du Vent en décembre 1684, à bord du Victorieux. Le 19 février 1689, il fut nommé gouverneur de la Martinique.

SALTER, Thomas

Thomas SALTER : flibustier anglais.

En 1667, il commandait la frégate The George, armée en course à la Jamaïque, avec laquelle, aux côtes de Campêche, il s'empara d'un navire espagnol. Il confia le commandement de cette prise à son maître William Smith avec ordre de la conduire à la Jamaïque. Mais Smith se rendit avec ce navire en Nouvelle-Angleterre. En étant informé, Salter donna au capitaine Samuel Mosely, de Boston, une procuration pour recouvrer son dû: l'affaire fut jugée à New York, en avril 1668, devant une cour présidée par le gouverneur Richard Nicolls. Entre-temps, au tout début de 1668, Salter appareillait de Port Royal au sein de la petite flotte commandée par Henry Morgan, sous les ordres duquel il participa aux descente contre Puerto Principe de Cuba et Puerto Belo. En septembre de la même, il rentra avec son chef à la Jamaïque.

SAWKINS, Richard

Richard SAWKINS : flibustier anglais (mort à Pueblo Nuevo, juin 1680).

En 1677, ce capitaine participa à la prise de Santa Marta, étant alors l'un des nombreux flibustiers jamaïquains à faire la guerre aux Espagnols avec commission française du gouverneur de Saint-Domingue. En novembre 1679, il fut capturé par le HMS Success, puis emprisonné, pour piraterie, à Port Royal, d'où il s'évada assez facilement dès le mois suivant. Mouillant à Boca del Toro en compagnie de Peter Harris, il fut rejoint par Coxon, Sharpe et d'autres qui revenaient de la prise de Puerto Belo. Tous ensemble, ils projetèrent d'aller attaquer les Espagnols dans la mer du Sud. Commandant l'une des sept compagnies qui franchirent le Darien, il participa à la prise de Santa María, puis à la bataille de Perico. Reconnu pour sa bravoure malgré sa jeunesse, il succéda à Coxon après la défection de celui-ci (mai 1680) comme général des flibustiers en mer du Sud. À leur tête, il croisa dans le golfe de Panama, pillant les navires espagnols et revendant parfois une partie des cargaisons prises aux habitants. Mais, ces activités lui rapportant peu, il quitta sa base de l'île Tabago avec l'intention de piller les pêcheries perlières de l'île Coiba. En chemin, il attaqua le bourg espagnol où il trouva la mort.

SEARLE, Daniel

Daniel SEARLE : planteur anglais.

Étant établi planteur à la Barbade, il fut nommé gouverneur de l'île en 1652 lorsque celle-ci fit sa soumission à Sir George Ayscue, commandant une escadre du Parlement. En décembre 1654, quoiqu'étant toujours en poste à la Barbade, il fut nommé l'un des trois commissaires civils qui devaient partager la direction du Western Design avec le général Venables et l'amiral Penn. Lors du passage de l'expédition à la Barbade, au début de l'année suivante, il autorisa la levée d'un régiment de volontaire (par le colonel Lewis Morris) pour renforcer l'armée de Venables, qu'il assista aussi avec des provisions, mais il ne participa pas personnellement à l'expédition. Il demeura gouverneur de la Barbade jusqu'à la Restauration (1660) au moment où le baron Willoughby of Parham lui succéda. Searle n'en demeura pas moins membre du conseil de la colonie dont il était l'un des plus riche planteurs, avec 500 acres en 1673.

SEARLE, Robert

Robert SEARLE : flibustier anglais (mort près de l'île de Triste, v. 1672-74).

Dans la seconde partie de 1662, il prit à Port Royal une commission du gouverneur de la Jamaïque pour prendre sur les Espagnols, étant alors capitaine d'un navire nommé The Biam. Il est vraisemblable de croire qu'il participa aux prises de Santiago de Cuba (1662) et de San Francisco de Campêche (1663) sous les ordres du capitaine Myngs. En juin 1664, montant le Hopeful Adventure, Searle ramena à la Jamaïque deux prises espagnoles que le gouverneur Modyford, révoquant sa commission, refusa d'enregistrer et fit restituer à leurs propriétaires. Commandant le Pearl, il fit parti de la flotte du gouverneur adjoint Edward Morgan (avril 1665) qui s'empara de l'île Saint-Eustache. Par la suite, associé à Stedman, il prit l'île Tobago (sept. 1665) sur les Néerlandais. En 1668, il pilla San Agustín (Floride) en représailles aux raids espagnols contre la colonie de New Providence (Bahamas). Vers mars 1670, Searle, sur le Cagway avec 70 hommes, retourna à Port Morant où Modyford le mit sous arrêt à la suite de cette action. Néanmoins le gouverneur le relâcha et l'envoya rejoindre Morgan à la Vache, où il perdit son navire lors de la tempête (oct. 1670) qui frappa la flotte. Peu après la prise de Panama (janv. 1671), Morgan lui donna le commandement d'une barque espagnole, sur laquelle il pilla les îles de Tabago, Otoque et del Rey: parce que ses hommes s'étaient enivrés, il ne put capturer le galion Santisíma Trinidad que devait prendre Sawkins dix ans plus tard. Après l'expédition de Panama, il s'engagea probablement dans la traite du bois de Campêche. En effet, à la suite d'une querelle, Searle fut tué sur l'une des cayes du lagon de Triste, qui fut nommée «Searle's Key» en son honneur. Il était sûrement parent du gouverneur des Barbades, Daniel Searle, impliqué dans le Western Design (1654-1655).

SEDGWICK, le général Robert

Robert SEDGWICK : officier anglais (Woburn, Bedfordshire, Angleterre, 1613 - Jamaïque, 3 juin 1656).

Ancien habitant de la Nouvelle-Angleterre, il fut envoyé comme commissaire civil (comme successeur d'Edward Winslow), avec le grade de major-général, pour commander à la Jamaïque. Il vécut presque constamment à bord du S.S. Marmaduke, sur lequel il mourut d'ailleurs. Il forma un Conseil pour gouverner la colonie, avec lui-même à sa tête. À la suite de la nouvelle de la mort du général Fortescue, Cromwell le nomma commandant en chef des troupes du Commonwealth à la Jamaïque.

SENOLVE, le capitaine

SENOLVE : flibustier néerlandais.

En 1663, portant commission du gouverneur de la Jamaïque, il appareilla de Port Royal, à la tête de trois petits bâtiments à bord desquels s'était embarqué une centaine de Jamaïquains.

SEIGNELAY, le marquis de

Jean-Baptiste COLBERT, marquis de SEIGNELAY : homme d'État français (vers 1651 - 1690).

Fils du ministre Jean-Baptiste Colbert, il succéda (1683) à son père comme secrétaire d'État à la maison du Roi et à la Marine. fonction qu'il occupa jusqu'à sa mort. Quelques années plus tard, il fut aussi nommé ministre. Peu favorable à la flibuste, il donna des instructions au sieur de Cussy, le gouverneur de Saint-Domingue, pour l'interdire.

SHARPE, Bartholomew

Bartholomew SHARPE : flibustier anglais (Stepney, à Londres, 1650 - après 1700).

À compter du milieu des années 1660, il exerça le métier de flibustier aux Antilles, et il devint capitaine vers la fin de la décennie suivante. En septembre 1679, il pilla, en association avec Coxon et d'autres capitaines, des entrepôts espagnols aux Honduras, allant ensuite écouler leur butin (surtout de l'indigo) à la Jamaïque. En décembre, il en repartait, avec cinq autres capitaines, avec la permission du gouverneur Carlisle, sous prétexte d'aller couper du bois de teinture aux Honduras, mais en fait pour piller Puerto Belo. Mais, ayant été séparé de ses associés à la côte de Panama, Sharpe ne participa pas à cette entreprise. Quelques jours après la prise de Puerto Belo, il retrouva quand même Coxon et leurs autres associés et se rendit avec eux au Costa Rica, puis à nouveau au Panama. Ainsi, en avril 1680, il commanda la première des sept compagnies de flibustiers anglais qui traversèrent le Darien pour faire le premier voyage à la mer du Sud. Cependant, le mois suivant, il ne participa pas à la bataille de l'île Perico, contre les Espagnols. Par contre, il succéda à Sawkins comme général des flibustiers dans la mer du Sud, sur la Holy Trinity. À la fin de l'été 1681, Sharpe, ayant alors sous ses ordres quelque 70 hommes, captura successivement deux bâtiments espagnols. Ensuite, il poursuivit sa route vers les Antilles. Interdit d'accès à Antigua, il débarqua à Nevis. Avec seize de siens, il regagna l'Angleterre (mars 1682), où il fut arrêté, jugé pour piraterie, mais il échappa à la pendaison: des cartes de la mer du Sud, fort bien documentées, qu'il avait prises contribuèrent à son acquittement. De retour aux Antilles, en 1684, il prit à Nevis, une commission du gouverneur Stapleton, pour lutter contre les pirates, mais il en devint un lui-même. Il joignit ainsi les flibustiers français de Saint-Domingue et participa avec eux à la prise de Campêche (1685). Par la suite, il se rendit aux Bermudes dont il aida le gouverneur à mater une rébellion. Il y demeura jusqu'en août 1686, au moment où l'arrêta un capitaine de la Royal Navy. Conduit à Nevis, Sharpe y subit son procès pour piraterie, mais il fut acquitté, faute de preuves. En 1690, il participa à la défense de l'île Anguilla contre les Français. En 1696, Sharpe s'établit à l'île Saint-Thomas, mais deux ans plus tard, fortement endetté, il tenta de quitter l'île; mais il fut arrêté par les autorités danoises et, à l'issu d'un procès, fut condamné à l'emprisonnement à vie et à la confiscation de ses biens.

SHEPHERD, John

John SHEPHERD : marin anglais.

En 1670, il commandait un bâtiment dans la flotte de Morgan sous les ordres duquel il participa à l'expédition de Panama.

SPURLE, George

George SPURLE : flibustier anglais (mort à la Jamaïque, 1683).

Ce capitaine jamaïquain pourrait avoir été flibustier sous pavillon français depuis 1678, année où il aurait participé, aux côtés du capitaine Neville, à la prise de Campêche. En septembre 1682, il commandait un sloop corsaire, avec 60 hommes d'équipage, croisant aux côtes de la Jamaïque. Au début de l'année suivante, il se trouvait en compagnie d'une frégate au cap Catoche, où il fut rejoint par la flotte de Van Hoorn. Au de sein de celle-ci, il participa à la prise de la Vera Cruz (mai 1683). À son retour à la Jamaïque, son butin fut saisi par un certain capitaine John Davis sur ordre du gouverneur Lynch. Il est probablement mort peu après ou quelque temps auparavant. Roger Elletson, de la faction de Henry Morgan, défendit les intérêts de sa veuve concernant la dilapidation des biens du forban par le défunt gouverneur Lynch, mais il ne put rien obtenir contre la succession de celui-ci.

STAPLETON, Sir William

William STAPLETON : homme politique irlandais (mort en 1686), fait chevalier par le roi Charles II (1679) : Sir William STAPLETON, baronet.

De confession catholique, il devint gouverneur adjoint de Montserrat en 1668. Après la fuite de Sir Charles Wheeler, il fut promu (1672) gouverneur général des Leeward Islands en 1672, avec le titre de capitaine général.

STEVENS, le major Richard

Richard STEVENS : officier anglais.

En 1654, il était capitaine d'une compagnie dans le régiment qui fut levé à la Barbade par le colonel Lewis Morris, habitant de cette île, pour accompagner l'expédition de Venables à Hispaniola. Mais lors de l'expédition, Stevens servit plus tôt sous les ordres du colonel D'Oyley qui se fit donner par le général Venables le commandement du régiment de Morris qui, à cause de ses dettes, ne put accompagner l'expédition. Après la conquête de la Jamaïque, il fut promu major du même régiment. S'étant établi dans cette île, il dirigea, en 1658, l'érection d'un fort à Cagway (future Port Royal). En 1665, il accompagna le colonel Edward Morgan dans son expédition contre les Antilles néerlandaises. Sur l'ordre du colonel Cary (le successeur de Morgan), il s'empara ainsi de la petite île de Saba. En 1667, ayant comme lieutenant le flibustier Maurice Williams, il commanda l'avant-garde des troupes du commodore Sir John Harman et de Henry Willoughby lors des prises des colonies française et néerlandaise de Cayenne et Surinam.

STEDMAN, le capitaine

[Thomas?] STEDMAN : flibustier anglais.

En septembre 1665, ce capitaine, associé à Searle, s'empara de l'île Tabago sur les Hollandais. L'année suivante, il fut capturé par un navire de guerre français dans les Petites Antilles.

STEL, John

John STEL : flibustier anglais.

En 1678, il participa à l'expédition contre les établissements espagnols du lac de Maracaïbo sous les ordres de Grammont; à la sortie du lac, il commandait l'un des douze bâtiments formant alors la flotte des flibustiers.

SWAN, Charles

Charles SWAN : marin anglais (mort à Mindanao, Philippines, vers 1690).

En 1670, il commandait un bateau dans la flotte de Morgan, sous les ordres duquel il participa à l'expédition de Panama. En octobre 1678, il montait le Carlisle, quittant la Jamaïque (où il revint l'année suivante) pour l'Angleterre. En mars 1682, il effectua une nouvelle fois un voyage vers l'Angleterre. Lors de son séjour à Londres, il accepta l'offre de certains marchands d'aller commercer dans la mer du Sud, avec commission du duc d'York. Swan reçut alors le commandement du Cygnet sur lequel il quitta Londres (octobre 1683) à destination de la mer du Sud. À l'embouchure du détroit de Magellan, il rencontra les pirates Eaton et Morton mais refusa de naviguer avec eux. En mars 1684, il quitta Valvidia après un combat contre les Espagnols de l'endroit. Par la suite, il fut forcé par son équipage de composer avec le forban Harris, puis s'associa avec Davis et Townley mais il combattit sous pavillon anglais en raison de l'insulte subie à Valvidia. Il appareilla ensuite (mars 1686) pour les Philippines où la majeure partie des siens l'abandonnèrent avec 36 autres (janv. 1687). À l'automne 1687, Swan et les siens participèrent aux guerres du sultan de Mindanao. Cependant, alors qu'en compagnie de son chirurgien, il se dirigeait à bord d'un canot vers un navire hollandais, mouillant dans la rivière Mindanao, Swan et son compagnon périrent noyés probablement par ordre du Rajat Laut, le frère du sultan de Mindanao, lequel leur avait dérobé tout leur or et tout leurs biens (fin 1689). Les motifs de l'assassinat sont obscurs: soit le frère du sultan suspectait Swan d'avoir brûlé sa maison, soit il fut irrité par les propos de l'Anglais qui se serait plaint d'avoir été abusé par son hôte et se serait vanté de pouvoir vaincre à lui seul tous les indigènes.

SWART, le capitaine Adrian

Adriaen VAN DIEMEN, alias SWAERT : flibustier néerlandais (mort en Floride, fin août 1664).

En juillet 1662, il commandait à la Jamaïque la frégate Griffin armé de 14 canons, pour laquelle il reçut du nouveau gouverneur lord Windsor une commission pour joindre la flotte qui, sous les ordres du capitaine Myngs, pilla ensuite Santiago de Cuba. Pour cette expédition, tout comme pour la suivante contre San Francisco de Campeche, février 1663, le Griffin servit de vice-amiral. Parmi ses hommes, Swart comptait alors son compatriote, le futur capitaine Roc. Après l'entreprise de Campêche, il rentra à la Jamaïque d'où il repartait bientôt, avant la fin de l'année, pour une nouvelle croisière. Il demeura 17 mois absents de son port d'attache. À court de vivres et son navire en fort mauvais état, il fut abandonné par la majeure partie de son équipage lorsqu'il décida finalement de rentrer à la Jamaïque. En juin ou juillet 1664, il revint enfin à Port Royal, où il fut l'un des premier flibustier à faire sa soumission au nouveau gouverneur, Sir Thomas Modyford, qui réquisitionna Swart et sa frégate pour le service du roi. Quelques semaines plus tard, Swart, ayant à son bord le major-général John Modyford, l'un des fils du gouverneur, appareillait de la Jamaïque, de conserve avec le HMS Westergate et le ketch Swallow, à destination de la Barbade pour y lever de colons et ramener la femme et le reste de la famille du gouverneur. À la fin du mois d'août, il fut séparé de ses deux conserves lors d'une violente tempête, laquelle jeta le Griffin aux côtes de la Floride. Selon le témoignage d'un Espagnol, recueilli quatre ans plus tard, Swart et ses hommes, sauf cinq, périrent lors du naufrage. Quant au Griffin, il fut apparemment relevé par les Espagnols puisqu'en 1666 il fut reconnu aux côtes de Cuba par le capitaine Roc, qui y avait autrefois servi sous les ordres de Swart.

SYBADA, Kempo

Kempo SIJBADA : flibustier néerlandais (mort à Londres, 1659).

Dans les années 1630, il fréquenta la côte des Mosquitos (Honduras), étant alors associé avec ses compatriotes les frères Blauvelt. À l'exemple de ces derniers, il était résident de la colonie anglaise de l'île Providence où il fut engagé comme pilote (1636-1637) par le flibustier Thomas Newman, croisant dans la mer des Antilles sous une commission de la Providence Island Company. Après la prise de l'île par les Espagnols, il fit vraisemblablement la course contre ces derniers sous les ordres de son vieil associé Willem Blauvelt, qui avait alors Nieuw Amsterdam comme port de commission. En effet, en 1649, il reçut du capitaine Blauvelt le commandement d'une barque espagnole nommée Tabasco faite en avril dans le golfe du Mexique. À l'automne de cette même année, Sybada manqua Nieuw Amsterdam à cause du mauvais temps et alla relâcher au Rhode Island. Il s'établit en Nouvelle-Angleterre sur Block Island, faisant commerce avec sa barque entre cette île (relevant du Rhode Island) et le Connecticut où, à partir de 1651, il avait aussi une habitation. En avril 1653, en raison de la guerre entre l'Angleterre et les Pays-Bas, son habitation sur Block Island fut pillée et sa barque mouillant dans la rivière Connecticut prise par le capitaine Edward Hull, portant commission du Rhode Island pour prendre sur les Néerlandais. À la fin de l'année, bénéficiant de l'appui du gouverneur du Connecticut, John Whinthorp, il intenta un procès contre son capteur au Massachusetts et eut de gain de cause. Cependant, il ne retrouva la possession de sa barque qu'un an plus tard. Par la suite, il appareilla avec à destination des Antilles, et il se trouvait à Antigua lorsqu'en avril 1655, il fut invité par Gregory Butler, l'un des commissaires de l'expédition commandée par Robert Venables et William Penn, à se joindre eux. Ainsi, il s'embarqua comme pilote à Saint-Christophe à bord du SS Swiftsure, le navire amiral de Penn. À ce titre, il participa à l'entreprise manquée contre Santo Domingo et à la prise de la Jamaïque. Au départ de Penn et de la majeure partie de la flotte anglaise, Sybada demeura à la Jamaïque et obtint le commandement d'un petit bâtiment, The Hunter, sous les ordres de William Goodson, le successeur de Penn (1655-1656). Par la suite, il reçut des autorités anglaises une commission pour prendre sur les Espagnols. En avril 1658, rentrant à la Jamaïque, il croisa pendant quelque jours en compagnie d'un navire néerlandais sorti de Curaçao. En juin et juillet suivant, il participa à l'expédition de Rio Nuevo, au cours de laquelle 650 Jamaïquains, sous le commandement du gouverneur militaire D'Oyley et du capitaine Myngs, défirent une troupe d'Espagnols qui voulaient reprendre la Jamaïque. Au retour de cette expédition (fin juillet 1658), il obtint son congé de D'Oyley. Étant alors fort âgé, il passa peu après en Angleterre pour y recevoir paiement pour les services qu'il avait rendus au Commonwealth.

SYMONS, Clement

Clement SYMONS : marin anglais.

En 1670, il commandait le ketch The Fortune dans la flotte de Morgan sous les ordres duquel il participa à l'expédition de Panama. Le gouverneur Modyford avait sur ce ketch, appartenant au marchand Christopher Webb, une hypothèque qu'il exerça en septembre 1670, probablement avant d'envoyer ce bâtiment rejoindre Morgan à l'île à Vache.

Figures de Proue : un dictionnaire biographique de la flibuste

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