La Gazette de la flibuste (janvier à juillet 2003)

27 juillet 2003. En dépit des mesures plus ou moins heureuses prises par le gouverneur de la Jamaïque pour contrer la flibuste, les flibustiers, tant français qu'anglais, se réunissent de plus en plus nombreux à la côte de Saint-Domingue (surtout au Petit-Goâve qui a succédé à la Tortue comme centre corsaire de cette colonie française) pour aller faire descente contre les villes espagnoles. Mais le principal ennemi en Amérique demeure, aux yeux de la France, les Provinces-Unies. C'est contre ses possessions américaines de celles-ci que portent d'ailleurs les efforts de la marine royale de France, entreprises qui tentent à la vérité fort peu les flibustiers lesquels préfèrent de loin s'en prendre aux Espagnols. Dans l'intervalle, à Saint-Domingue, le marquis de Maintenon s'est imposé comme commandant en chef des flibustiers, avec peu de succès. Un autre aventurier noble, le sieur de Grammont, prend sa relève vers la fin de la guerre et réédite les exploits de Morgan et de l'Olonnais à Maracaïbo. C'est ce que raconte Port de commission : Petit-Goâve, la suite de l'histoire des flibustiers pour les années 1675 à 1678.

9 juin 2003. À la Jamaïque, après la prise de Panama (1671), plusieurs flibustiers anglais se reconvertissent dans le commerce du bois de teinture, notamment dans la baie de Campêche, où ils n'en ont pas moins maille à partir avec les Espagnols. L'Angleterre étant entrée en guerre contre les Provinces-Unies des Pays-Bas, d'autres poursuivent la course cette fois contre les Néerlandais. Mais les plus endurcis parmi les flibustiers jamaïquains se joignent à leurs homologues français de Saint-Domingue, où l'on continue d'autoriser par représailles les agressions contre les Espagnols, contre lesquels la guerre est bientôt réouverte officiellement. Entre-temps la France s'est engagée dans la guerre contre les Pays-Bas, et demande aussi aux flibustiers de Saint-Domingue de prendre part au conflit. C'est ce que raconte L'adversaire est Hollandais, mais l'ennemi demeure Espagnol, le récit de l'aventure de la flibuste pour les années 1672 à 1674.

1er avril 2003. Un texte racontant les pillages faits en Acadie par des flibustiers anglais en 1688. Il fut publié l'an dernier dans Les Cahiers de la Société historique acadienne. La version que je propose ici diffère quelque peu de l'originale, ayant reçu depuis des informations qui ont permis d'en améliorer le contenu. Je me permets de mettre ce texte à bord du Diable, puisqu'il a été donné (donc gratuitement, et avec plaisir) aux dits Cahiers. À tout ceux qui déplorent le manque de références aux sources dans les textes qui forment ce site, j'espère vous satisfaire avec celui-ci. D'autres du même genre seront ajoutés dans un avenir, plus ou moins lointain, pour détailler certains événements particuliers de l'histoire des flibustiers qui le méritent ou sur lesquels je suis relativement bien documentés.

1er mars 2003. Après un délai considérable (trois mois, si je ne me trompe pas!), voici la suite de l'Histoire générale de la flibuste (rédigée en une dizaine de jours: si je conservais ce rythme j'aurais terminé ladite histoire avant le début de l'été... ce dont je doute!). En fait il s'agit plutôt des origines des flibustiers, comme le montre la nouvelle division de cette section du Diable Volant. Voici donc trois textes nouveaux:

Pour ces trois textes, je dois beaucoup aux travaux du professeur Kenneth R. Andrews, ainsi qu'à ceux de Jean-Pierre Moreau, dont vous pouvez visiter le site à : http://www.flibuste-et-tresors.com/. Pour plus de détails sur la course et la contrebande américaine de 1560 à 1625, je vous invite donc à consulter leurs ouvrages respectifs, qui se trouvent d'ailleurs cités parmi les sources utilisées pour chacun des textes. N'hésitez pas à me faire parvenir vos commentaires sur le contenu de ces trois textes et des deux autres qui les précèdent... si vous en avez.

Le Diable Volant : La Gazette de la Flibuste : janvier à juillet 2003