année VI numéro 2 (mars 2006)

Le Diable Volant à tous ceux que les présentes verront, salut.

Les Archives de la flibuste

Le Dépôt de documents relatifs aux flibustiers, pirates et corsaires de la Jamaïque, de Saint-Domingue et autres lieux en Amérique provenant de divers fonds d'archives anglais, français, espagnols et néerlandais réunis, retranscrits et adaptés par Le Diable Volant, s'est enrichi de quelques nouvelles pièces, dont une relation espagnole de la prise de Guayaquil en 1687, ainsi que de mises à jour d'ancien documents :

Ce dépôt remplacera graduellement les anciennes Archives de la flibuste, qui peuvent toujours être consultées (bien que certaines pages aient été supprimées) à cette adresse :

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Publications sur la flibuste

Nous avons reçu...

Jean-Pierre Moreau. Pirates: flibuste et piraterie dans la Caraïbe et les mers du Sud. Paris: Tallandier, 2006. 478 pp. 21 Euros.

Notre ami Dominique Mirot (http://www.martinica.org), de la Martinique, a eu l'extrême gentillesse de nous offrir un exemplaire du livre de l'archéologue Jean-Pierre Moreau, tant attendu par les passionnés du sujet, sur la flibuste des XVIe et XVIIe siècles. Autant l'attente pour afin savourer cet ouvage fut longue, autant le plaisir de le lire est grand. Le livre est divisé en quatre parties. La première, et la plus importante, raconte l'histoire des flibustiers de 1522 à 1725, mais il s'agit bien de la flibuste française, comme le soulignent l'auteur dans son avant-propos et son préfacier le professeur Paul Butel. En cela, Jean-Pierre Moreau fait figure de pionnier, puisque la flibuste, sauf quelques rares exceptions qui n'avaient d'ailleurs pas l'ampleur du présent ouvrage, a toujours été racontée jusqu'ici du point-de-vue anglais. Cette histoire est suivie d'une partie consacrée surtout aux flibustiers du XVIe siècle et à leurs ports d'armements en France jusqu'aux premières tentatives de colonisation dans les Petites Antilles, sujet que l'auteur connaît à fond et qu'il a d'ailleurs abordé dans un ouvrage précédent. La troisième partie, «Ce qu'un flibustier doit savoir avant de prendre la mer», propose une synthèse sans fard de ce métier, avec ses obligations, ainsi que ses hauts et ses bas. Enfin, dans la quatrième et dernière partie, l'auteur départage les mythes de la réalité dans une analyse critique rédigée d'une main de maître. À notre avis, cette section est la perle de l'ouvrage. Elle pourfend plusieurs mythes sur les flibustiers formés dès le XVIIe siècle, et même ceux forgés à notre époque. Pirates s'imposera assurément comme une référence et un ouvrage indipensable pour tout amateur des flibustiers, pirates et corsaires.

Nous avons lu aussi...

Jacques Gasser. «Madagascar, la grande bordée des flibustiers, 1691-1701.» In Chronique d'histoire maritime (revue de la Société française d'histoire maritime), n° 59 (décembre 2005), pp. 31-40.

L'auteur de ce court texte n'en est pas à sa première publication dans les revues savantes ou généalogiques. Il poursuit depuis une trentaine d'années des recherches dans les archives françaises, anglaises et espagnoles pour, selon les mots de Jean-Pierre Moreau, «reconstituer la vie et l'itinéraire des principaux flibustiers de la deuxième partie du XVIIe siècle». Dans ce texte, il retrace les entreprises méconnues de certains flibustiers français des Antilles à Madagascar, en mer Rouge et dans l'Océan Indien. Puisant aux sources de documents d'archives souvent inédits, il prouve que ces parages n'étaient pas uniquement hantés par les pirates anglais tels que Every, Tew ou Kidd.

Nous avons parcouru...

Alexandre Exquemelin. Histoire des aventuriers flibustiers. Réal Ouellet et Patrick Villiers, éditeurs. Paris: Presse de l'Université de la Sorbonne, 2005. 595 pp. 25 Euros. [Québec: Presses de l'Université Laval, 2006. 600 pp. 40$CAN.]

Après l'édition prétendument critique du journal de Ravenau de Lussan, qu'avait fait publié le professeur Villiers chez France-Empire en 1992, nous appréhendions beaucoup ce «nouvel» Exquemelin, qu'il a commis en collaboration avec le professeur Ouellet. Notre appréhension s'est révélé sans fondement. Nous n'avons certes pas lu le livre en entier, que nous connaissons fort bien, mais nous l'avons feuilleté à l'occasion d'une visite dans une librarie. C'est, sans contredit, la meilleure édition moderne du livre, qui surpasse de loin celle qu'avait produite l'écrivain Michel Le Bris il y a environ dix ans. Le texte est complétées de notes, fort bien rédigées, et d'après notre connaissance et notre expérience du sujet, exactes dans leur ensemble. Parmi les annexes, l'on retrouve de courtes biographies des chefs flibustiers de la période décrite par Exquemelin, qui sont elles aussi assez justes. Alors, nous levons notre chapeau à MM. Villiers et Ouellet pour leur excellent travail.

Le Diable Volant : La Gazette de la Flibuste : année VI no. 2 (mars 2006)